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XXX. DESCRIPTION

relativement profonde. C’est par cette partie ombilicale que les frustules, souvent réunis par paires, sont en contact sous une zone élargie et striée transversalement, en filament. Le reste de la valve est recouvert d’une fine striation parlée, rayonnante et oblique. Le diamètre de cette espèce est dell/2à2 1/2 cent, de mm.

Ce genre, fondé par Kützing en 1833, a pour principal caractère de présenter des valves circulaires divisées en deux zones : une zone de bordure j51us ou moins large, striée ordinairement de stries rayonnantes, lisses ou perlées; une zone centrale lisse ou granulée. La face connective est étroite, quelquefois ondulée, parce que dans ce cas la surface valvaire n’est pas plane, mais ondulée elle-même, la zone connective restant droite. Les frustules sont le plus souvent libres et non soudés en filaments.

Quant à la forme de la valve, c’est celle d’un Gaillonella qui s’est aplatie. (Fig. 456.)

Les Gaillonella operculata , Kz., Gaillonella sol , Ehb., paraissent former le passage naturel des Gaillonella aux Cyclotella et semblent, en effet, des Cyclotella dont les frustules sont groupés en filament.

Le Cyclotella striata , Kz., est une jolie petite espèce marine, assez commune sur nos côtes, aux embouchures des fleuves, pré-

sentant une zone marginale, large environ du tiers du rayon, ornée de stries rayonnantes fortement marquées (de 7 à 12 dans 1 cent, de mm.) Cette bordure striée ou côtelée n’est pas plane; sa surface va en s’élevant de la circonférence vers le centre, de sorte que le cercle qui la limite en dedans est à un niveau plus élevé que le bord lui-même, plus élevé que l’espace central auquel il forme comme un cadre. L’espace central est couvert de granulations éparses. — Cette jolie espèce ne mesure que 6 à 8 cent, de mm. de

§ 3. — Cyclotella, Kz.

Fig. 455. — Cyclotella striata , Kz.

diamètre. — C’est la même que le Cyclotella Dallasiana de W. Smith.

M. J. Deby a découvert en d 883, près de Séville, en Espagne, un dépôt considérable de «farine fossile » ou dialomè'pèlite (Naumann)

Fig. 456. — Coupe diamétrale perpendiculaire à la surface d’une valve de Cyclotella striata.

qui parait être anciennement formé dans des eaux douces et presque entièrement composé des débris d’un Cyclotella nouveau qu’il a appelé Cyclotella Sevillana, J. Deb. (1).

Cette espèce se rapproche du C. striata , Kz. Elle présente aussi un bord strié de fortes stries ou côtes, lisses ou indistinctement résolubles en perles, au nombre de 10 à 11 dans 1 cent, de mm. L’espace central est couvert, dans sa partie périphérique, de granulations dont les premières sont contiguës et font suite immédiatement à la partie lisse des stries du bord, et sont suivies de 2, 3 ou 4 autres granulations qui leur succèdent en rayonnant vers le centre, mais isolées les unes des autres, et inégalement espacées.

Au centre du disque est un espace arrondi et lisse, à bord externe irrégulier, limité par les granulations isolées ci-dessusmentionnées, et présentant quelquefois de 2 à 10 grains isolés très réfringents, épars.

(1) J. Deby. — La Diatomépélite de Séville ( Journal de Micrographie 9

Fig. 457. — Cyclotella Sevillana , J . Deb.

A. Face valvaire : (grossiss. 1,000 diam.)

B. Face connective : (grossiss. 1,000 diam.)

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