ERRATUM
Page 197, ligne 11. — C’est par erreur que le genre Amphiprora, qui appartient à la famille des Amphiprorées est répété parmi ceux qui composent la famille des Nitzschiées. Il faut le supprimer à cet endroit.
PRÉFACE
Nous n’avons pas eu, en publiant cet ouvrage, l’intention de faire une monographie complète de la famille des Diatomées, rapportant tout ce qui a été dit, écrit ou imaginé sur ces charmantes Algues ; nous avons voulu seulement présenter un résumé de leur histoire, un tableau général de leur organisation, de leurs caractères, de leur classification, avec la description des espèces que l’on rencontre le plus fréquemment. Néanmoins, sans nous égarer dans les questions de détail et les discussions de systématique, nous avons cherché à donner à notre travail assez de développement pour qu’il pût éveiller chez nos lecteurs le désir d’aller plus loin, d’étudier plus à fond ces intéressants organismes, et, par exemple, de résoudre les problèmes, si nombreux encore, qu’ils présentent à la sagacité, à la patience et à l’habileté des micrographes.
C’est pour atteindre plus sûrement notre but que nous avons tenu à mettre notre livre, pour ainsi dire, sous le patronage de deux des diatomistes les plus autorisés de notre époque, qui, non seulement nous ont aidé des conseils de leur longue expérience, mais encore ont bien voulu nous prêter le concours de leur plume : M. Julien Deby, de Londres, qui a accepté la tâche de présenter notre ouvrage au public et d’en écrire Y Introduction, et M. Paul Petit, de Paris, qui s’est chargé de rédiger le chapitre relatif à la Classification des Diatomées.
Nous prions les deux savants auteurs de recevoir ici tous nos plus sincères et nos plus vifs remerciements pour leur amicale assistance et leur précieuse collaboration.
PRÉFACE
Nous avons néanmoins donné la description de cinq à six cents espèces, choisies dans toutes les tribus de la famille des Diatomées ; de plus, au lieu de les énumérer les unes après les autres, comme les articles d’un catalogue, ou de les distribuer empiriquement d’après la méthode dichotomique, qui est parfois très difficile à appliquer et établit souvent des divisions fort peu logiques, nous avons suivi un autre système que nous croyons meilleur, du moins dans un ouvrage tel que le nôtre. Nous avons, dans chaque genre, choisi un ou plusieurs types les plus caractérisés, autour desquels nous avons groupé les espèces qui leur ressemblent le plus, en indiquant les détails qui les rapprochent et ceux qui les distinguent les unes des autres et du type commun. Ce système, peut-être moins méthodique, est infiniment moins fastidieux pour le lecteur et permet de décrire le plus d’objets dans le moins de lignes.
Nous avons, en effet, écrit pour des « lecteurs » lisant cet ouvrage comme on lit un livre quelconqne traitant d’histoire naturelle, et non pour des savants consultant un recueil de documents scientifiques. C’est pourquoi nous avons adopté une forme tout à fait nouvelle pour les ouvrages sur les Diatomées, c’est-àdire que nous avons renoncé au système des Atlas et des Planches, et inséré des gravures dans le texte, aux passages où elles l’expliquent ou le complètent. Les planches que l’on réunit à la fin du volume ou en atlas séparé, et où l’on peut grouper un grand nombre de figures, sont plus commodes pour l’auteur; mais si elles permettent, grâce aux procédés délicats de la lithographie, de donner des figures plus fines et plus artistiques, pouvant servir, comme nous le disions, de documents authentiques pour les savants qui les consultent plus que le texte, elles ne sont pas d’un maniement facile pour les lecteurs ordinaires, qui ont besoin d’avoir à la fois les figures et le texte sous les yeux. Il est vrai qu’intercalées dans le texte, les figures typographiques ne peuvent être que des reproductions par la gravure ou l’héliogravure de dessins ou de lithographies, que le tirage rapide des imprimeries ne permet guère de leur conserver toute la délicatesse et le fini du modèle; mais, telles qu’elles sont, nous avons pensé qu’elles suffisent au but que nous nous proposons, d’autant plus qu’elles nous paraissent racheter amplement ces défauts par l’avantage qu’elles ont de se trouver toujours
PRÉFACE
à l’endroit utile, et enfin parce qu’elles permettent de faire des livres dont le prix est facilement abordable pour tout le monde.
Si donc nos lecteurs trouvent quelques-unes de nos gravures un t peu défectueuses au point de vue des détails, nous les prions d’être indulgents, en raison de la difficulté que nous avions à vaincre. On sait combien infiniment petits sont souvent les dessins qui ornent les valves des Diatomées; obligé que nous étions encore de réduire la dimension de nos gravures pour les faire entrer dans le format d’un in-octavo, on comprend que certaines de ces gravures sont venues un peu confuses lorsqu’il s’agissait d’objets très fins, et d’autant plus qu’aucune n’existait, qu’il a fallu les créer toutes, notre ouvrage étant le premier qui ait paru sous cette forme dans la littérature scientifique de la langue française.
Ceci dit, il ne nous reste plus qu’à livrer notre travail à l’appréciation du public eî à le prier de vouloir bien, en raison de l’intention, excuser les fautes de l’auteur.
DrJ. Pelletan.