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III. STRUCTURE MICROSCOPIQUE DES DIATOMEES

tions assez légères imputables, selon nous, à des différences individuelles et aux erreurs personnelles d’observation.

M. Castracane considère ce nombre de stries comme ayant une valeur importante dans la caractéristique des espèces, et, en effet, on ne peut nier que cet élément n’ait une importance réelle quand il présente des différences considérables et, pour ainsi dire, typiques. Par exemple, une discussion s’est élevée jadis entre les diatomistes à propos de l’idendité ou de la non idendité de trois « espèces » les Navicula rhomboïdes , Navicula crassinervia et Fmstulia saxonica (1). L’auteur italien estime que ce sont bien trois espèces distinctes en se fondant sur la comparaison du nombre des stries dans 1/100 de millimètre. En effet :

Le Frustulia saxonica a 34 stries transversales et 36 longitudinales.

Le Navicula rhomboïdes : 24 » ». 17 »

Lq Navicula cr as siner via: 14 » » 24 »

Ce qui représente évidemment des striations de types très différents.

En raison de l’importance qu’il attache à cette donnée, M. Castracane a entrepris un long travail de comptage sur un très grand nombre de Diatomées (2). Le procédé mis en œuvre par lui présente de sérieuses garanties d’exactitude. Il a photographié les Diatomées sous un grossissement toujours le même (535 diamètres) et s’est servi des épreuves négatives sur verre pour projeter, à l’aide d’un appareil convenable, les images, qui se trouvaient ainsi considérablement grandies, sur un écran. Il superposait alors à l’image amplifiée une feuille de papier donnant exactement la mesure de 1/100 de millim. prise de même sur l’image d’un millimètre divisé en 100 parties et grossie de la même quantité ; il marquait les stries sur le papier et les comptait (3).

Nous donnons ci-dessous, à titra de document, les nombres auxquels il est arrivé, et nous en ajoutons quelques-uns dus, à M. H. Yan Heurck ou que nous avons obtenus nous-mêmes. Pour éviter les fractions, tous les nombres ont été multipliés par 100, et représentent, en conséquence, le nombre des stries existant sur une longueur de 1 millimètre.

(1) Ces trois espèces sont réunies par M. H. Yan Heurck, dans sa Synop sis, dans le genre Vanheurckia, et les deux dernières sont portées comme une variété du V. rhomboïdes, sous le nom de V. crassinervis.

(2) Comte F. Castracane. — Sur les stries des Diatomées et sur la valeur qu’il faut attribuer à leur nombre, etc. (Comm. à l’Ac. dei Nuovi Lincei. — Journal de Micrographie , t. III, 1879).

(3) M. Castracane ne dit pas que l’écran était toujours placé à la même distance, nous pensons qu’il en était ainsi, car c’était une condition indispensable.

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