Y. RECHERCHE ET RECOLTE
Vosges.
Wankarema (Cap).
Wedel (Holslein).
Wernamo (Suède).
Westerbotten.
Wismar (Mecklemb. Schwerin).
Yucatan.
Zelt (Lac de).
Zurich.
Guanos de Bolivie.
— de Californie.
— de Pile Baker.
— des Iles Mexiilones.
— du Mexique.
— du Patagonie.
— du Pérou.
— de Saldanha-Bay.
La récolte des Diatomées n’exige pas un matériel bien considérable ni bien gênant : quelques flacons et quelques tubes fermés avec un bouchon de liège, quelques morceaux de grosse toile, imperméable si possible, ou même des carrés de fort papier; une sorte de cuiller en étain, en fer ou
Fig. 70. Sac de M. Paul Petit,
Pour la récolte des Diatomées.
en cuivre, permettant d’enlever délicatement la couche diatomiïère qui recouvre la vase, et de racler les pierres, les rochers, les bois submergés sur lesquels les Diatomées peuvent être fixées; une canne au bout de laquelle peut se visser un crochet pour attirer à soi les plantes trop éloignées ; une bonne loupe ou, si l’on veut, un petit microscope de poche ; quelques lames de verre ou de mica, — et c’est tout.
Le flacon et les tubes peuvent être très commodément disposés dans un sac de voyage, comme l’a indiqué M. Paul Petit. On peut de cette manière en transporter aisément un grand nombre, placés sur plusieurs rangées : au fond, sont arrimés les plus grands flacons, et dans la rangée supérieure les tubes (Fig. 70)
Au surplus, comme on le comprend, chacun peut disposer comme il l’entend un appareil de transport, commode et léger, dans lequel les récipients ne courent pas le risque d’être brisés.
Les morceaux de toile imperméable ou de gros papier servent à envelopper les paquets d’Algues ou de plantes aquatiques sur lesquelles on a
reconnu la présence des Diatomées et qui n’ont pas pu trouver place dans les flacons ou dans les tubes, ces derniers étant destinés surtout à placer ce qu’on appelle des récoltes pures , c’est-à-dire des amas plus ou moins considérables formés, en grande partie au moins, par une seule et même espèce.
Le diatomiste expérimenté est, en effet, renseigné le plus souvent sur la nature de la récolte qu’il fait dans telle ou telle localité, dans tel ou tel
sile, soit par l’aspect même des matériaux, soit par leur couleur, soit par leur forme. Dans tous les cas, il est toujours utile qu’il puisse, à l’aide d’une forte loupe ou d’un petit microscope de poche, se rendre compte des espèces qu’il recueille.
Gomme loupe, il peut employer la loupe Coddrington, ou mieux encore la loupe de Briicke. Plusieurs opticiens construisent aussi de petits instru-
ments à grossissement variable qu’on appelle diatomescopes et dont l’usage est commode. Il existe aussi plusieurs modèles de petits microscopes composés, très portatifs et que l’on peut aisément employer dans les herborisations. Nous reviendrons plus tard sur ces instruments.
Le diatomiste recherchera donc les plantes aquatiques, ces conferves molles et comme glaireuses qui garnissent le bord des rivières, des ruisseaux, des mares. 11 pourra atteindre les plantes placées hors de sa portée à l’aide du crochet monté au bout d’une canne. M. Paul Petit conseille, dans ce but, un instrument composé d’un double crochet surmonté
Fig. 71. Filet à crochet bi dent de M. Paul Petit, se vissant au bout d’une canne.
Fig. 72. Filet à lame tranchaute, de M. Giraudv.