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VII. MOYENS D’ÉTUDE

directement d’une manière très intense. Ces lampes n’exigeaient qu’une force électromotrice de 3 1/2 volts et un courant de 1 ampère 1/4. Leur puissance lumineuse équivalait à environ une bougie, mais pouvait être poussée au besoin à 2 bougies 1/2 pendant quelques moments.

Ces lampes, pouvaient être fixées sur le microscope à la place du miroir par exemple ou portées par un pied muni de bras articulés qui permettait de donner à la lampe telle position que l’on voulait au-dessus ou au-dessous de l’objet.

« L’éclairage électrique par incandescence, dit à ce sujet M. Van Heurck, surpasse tout autre éclairage. Il a la douceur des bonnes lampes à pétrole et montre les détails délicats presque aussi

Fig. 91 — Pleurosigma angulatum, résolu et photographié à la lumière électrique par M. H. van Heurck.

bien que la lumière monochromatique. Les stries délicates de Y Amphipleur a et le 19° groupe deNobert se voient avec une netteté parfaite. »

Dès cette époque, M. H. Van Heurck avait appliqué l’éclairage électrique des lampes Swan à la photomicrographie et avait obtenu d’excellents résultats.

Depuis lors, il a remplacé le pied-porte-lampe par un photophore analogue à celui dont se servent MM. Hélot et Trouvé pour l’éclairage des cavités du corps humain.

C’est un petit cylindre nickelé A (Fig 90) portant au fond un miroir réflecteur, au milieu une petite lampe à incandescence et au sommet une lentille condensatrice dont la monture glisse à frottement doux dans le cylindre, ce qui permet de faire varier la divergence des

rayons émergents, de les amener au parallélisme et même, suivant les besoins, à la convergence (1).

Cet appareil est fixé sur un pied autour duquel il peut prendre toutes les inclinaisons et les positions voulues, A, A’, A”, de manière à éclairer le microscope au gré de l’observateur.

Employé comme source de lumière pour la micro-phothographie, le photophore Hélot-Trouvé et Van Heurck donne des résultats excellents, et nous reproduisons le dessin de deux Diatomées résolues et photographiées à l’aide de cet instrument.

Quant à la source d’électricité, elle peut être une simple pile à treuil, de 6 éléments, comme celle que construisent M. Trouvé et

Fig, 92. Navicula fusca, résolu et photographié à la lumière électrique par M. H. van Heurck.

d’autres électriciens et que l’on trouve maintenant couramment dans le commerce.

La photographie est certes un moyen d’étude important pour les Diatomées, mais on comprend que nous ne pouvons, relativement à cette question toute particulière, que renvoyer aux traités spéciaux (2).

(1) Voir H. van Heurck. — Journal de Micrographie , T. X,i886, p. 29 et suiv.

(2) Voir entre autres: H. van Heurck. — Photomicrographie (, Journal de Micrographie. T. VII, 1883, p. 257).

H. Viallanes. — La Photographie appliquée aux études d'anatomie microscopique . Paris, in- 18, 63 pages, 1886.

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