‹ Les "Dicts" du passantChapitre 20 sur 34 · LE, "DICT · texte numérisé non relu

LE, "DICT

uu vaste fauteuil où seperdaienl les formes rondelettes de son individu. Accroché à sa bouffarde, qui ne le quitte pas pins (jn< s'il était venu, en ce bas monde avec cet ustensile rivé à son appareil buccal, il en tirait de malodorants images qui l'entouraient d'une opaque auréole.

— "Bonsoir, ô fier jeune homme!" Il laissa tomber son journal sur ses genoux et, pour toute réponse, il daigna retirer d'entre ses dents le tuyau d'ambre de sa pipe, en un geste à faire honte aux plus académiques orateurs de toutes les législatures réunies.

Il était tout épanoui, ce bon Lacandeur, mais, en brave ami, il ne me fit pas longtemps mystère de la cause de ce charmant relâchement de sa physionomie.

"Sais-tu bien, augura-t-il, que ce Gribouille de la politique qui est à la tête de notre conseil privé, que ce Rowell, pour l'appeler par son nom, capable de salir en un jour la nation, en a pour son argent avec ce diable d'Irlandais à ses trousses! Il vient encore de se faire appliquer une fessée bien conditionnée.

"Il n'a que ce qu'il mérite, ce mielleux autant que retors personnage. (Lacandeur a toujours été remarquable par la limpidité de son style). D'ailleurs, il y a longtemps que je suis fixé sur son compte. Ce n'est pas la première fois qu'il est ainsi malmené, et La

Page 1