‹ Les "Dicts" du passantChapitre 34 sur 34 · BLEUS. . . MARINS · texte numérisé non relu

BLEUS. . . MARINS

avant de se révolter contre leur capitaine. Nous avons peine à endurer dix jours de mer sur un navire de onze mille tonneaux, et eux se laissèrent bal lot er trois mois durant sur une galère d'environ huit gallons et demi, à ce que me dit un géopraghe et navigateur patenté. Mais tout cela, ce n'est pas de nos affaires.

Tiens, il fait soleil. Au revoir, et merci d'avoir bien voulu me tenir compagnie.

Ce n'est plus bleu du tout, vous savez, mais c'est d'oi, tout d'or.

Puis que mou sens fut à repos Et l'entendement démeslé, Je cuiday finir mon propos.

Mais mon encre estoit gelé.

Et mon cierge estoit souflé:

De feu je n'eusse pu finer.

C'estoit assez tartevelé.

Pourtant il me convint finer.

Faict au temps de ladicte date, Par le bien renommé Villon Qui ne mange figue ne date:

Sec et noir comme escouvillon, Il n'a tente ne pavillon, Qu'il n'ayt laissé à ses amys, Et n'a plus qu'un peu de billon, Qui sera tant os t à fin mys.

(François Villon, pour finir Le petit Testament.)

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