POSEIDON
don. Athéné produisît l'olivier, et Poséidon le cheval;
et la victoire fut adjugée à
Athénéj l'olive étant un signe
de paix et de prospérité, et le
cheval un emblème de guerre
et de maux (fig. 3i). Mais
dans l'Iliade, Achille dit une
tout autre histoire: il raconte
que Poséidon créa le cheval
en Thessalie, et donna les F,g.3,.p„i„o„„,eeAti.éni,
coursiers immortels Xanthos m^dsiiie.
et Balios (le doré et le tacheté) à Péléej père du héros. Au nombre des faits qui se rattachent â ce dieu, on cite d'autres rivalités que celle qu'il eut avec Athéné ; la légende est qu'il réclama la souveraineté de Corinthe contre Hélios (le soleil), de Nasos contre DionysoSj et d'^Egine contre ■ Zeus lui-même. Trois contestations. Ce qui ressort de tels récits, le voici : originairement Poséidon fut regardé simplement comme régulateur ou roi (fig. 32), et son pouvoir, à mesure que vint le temps, se limita au contrôle de la mer.
La femme de Poséidon était
Amphitrite (fig. 33), nom qui ne peut s'expliquer par
aucun mot de la langue grecque; mais dans les vieilles
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légendes hindoues nous trouvons une déité, Trita^ qui règne sur l'air et l'eau. Ce nom Trita, que certains ont rattaché à celui d'Amphitrite, se montre encore visiblement dans Tritopator, une appellation des vents; et dans Tritogeneiaj épithète appliquée à Athéné, aussi bien
mg. 33. — Ampbilrite et Poséidon, bM-rellef.
que dans Triton, fils de Poséidon. Je le rencontre enfin dans les légendes d'un autre peuple que les Grecs et les Hindous: dans les vieilles histoires perses, le Trila ou Traitana de l'Inde réapparaît comme Thrœtana, le tueur du serpent Zohak; ce monstre répond au dragon Python tué parPhoibos, et à Fafnir tué par Sigurd,
Le palais de Poséidon était situé dans les eaux profondes, près d'Egée, aux rives de l'Eubée; le dieu gardait
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