‹ Les dieux antiques; nouvelle mythologie illustree d'apres George W. Cox et les travaux de la science moderne, a l'usage des lycees, pensionnats, ecoles et des gens du mondeChapitre 33 sur 72 · L'HERACLES GREC OU L'HERCULE LUTIN · texte numérisé non relu

L'HERACLES GREC OU L'HERCULE LUTIN

Héraclès. — Héraclès est le fils de Zeus et d'Alcmène. Sa vie, considérée d'une feçon générale, apparaît comme une longue servitude aux ordres d'un maître vît et" faible, ainsi qu'un sacrifice continuel de soi-même au bien des autres : trait commun à plusieurs mythes. Une force corporelle irrésistible, qu'il emploie toujours à aider les souffrants et les faibles et à la destruction de toute chose nuisible, caractérise ce dieu. Notez enfin la signification du nom d'Héraclès, qui désigne, comme celui d'Héré, une déité solaire. Zeus se vanta à Héré, le jour de la naissance d'Héraclès, que l'enfant qui sortirait de la famille de Persée serait, par sa volonté, le plus puissant des hommes. Ce que sachant, Héré fit naître Eurysthée avant Héraclès. L'origine de ce détail remonte à de trèsanciennes phrases parlant du soleil comme s'il se donnait du mal pour une créature aussi pauvre et aussi faible que l'homme. La vie d'Héraclès sera en eifet un sommaire de la marche quotidienne et annuelle du soleil : fort simplement, chaque trait des nombreuses légendes attachées à

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lio LES DIEUX ANTIQUES.

son nom peut être ramené à des dictons montrant l'astre né pour une vie de labeur, débutant en ses tâches pénibles à la suite d'une courte mais heureuse enfance; et se plongeant flnalement dans le repos, après une rude bataille contre les nuages qui l'empêchèrent dans sa marche. Les travaux d'Héraclès ont commencé pour lui au berceau ; on assigne toutefois les labeurs connus sous le nom des Doui^e Travaux d'Héraclès (fig. io3, 104, loS et 106) à des périodes postérieures de sa vie. Mais le nombre en a été fixé par les poètes d'un âge relativement avancé, qui recueillirent maintes et maintes traditions locales, quelques-unes basées sur des faits, d'autres purement Actives, et les attribuèrent toutes à Héraclès. Les poètes homériques n'essayent nullement de classifîer ses exploits et ses peines.

Enfant donc, comme il était endormi dans son berceau, deux serpents s'enroulèrent autour de lui; s' éveillant, il mit ses mains sur leur cou et les dompta, dans une étreinte toujours plus ferme, jusqu'à ce qu'ils tombassent morts sur le sol.- Ce sont les serpents de la nuit ou de l'obscurité, sur qui l'on peut dire que le soleil pose les mains quand il se lève, et qu'il tue à mesure qu'il se hausse plus avant dans les cieux. Pays natal, Argos : pourquoi? parce qu'Argos est un mot qui signifie "Splendeur-. Argos est en conséquence ta même chose que Délos et Ortygia, le lieu de la naissance de Phoïbos et de sa sœur Artémis, Le précepteur d'Héraclès fut le sage Chiron, un des Centaures ou êtres à buste et tête d'homme avec la croupe d'un cheval.(fig. 107). Semblable notion vint apparemment de certaines légendes indiennes, qui parlaient des Gandharvas ou nuages brillants, comme

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HÉRACLÈS. i33

montant à cheval dans les cieux. Le sophiste Prodicos, qui a traité la légende d'Héraclès comme illustrant la victoire de la droiture sur l'iniquité, nous montre le dieu, adolescent, accosté par deux jeunes filles, l'une habillée d'une robe séante et d'un blanc pur, l'autre mesquinement vêtue et la face rougiCj les yeux inquiets. Cette dernière, qui s'appelle le Vice, le tente par des offres d'aise et de plaisir; l'autre, la Vertu, lui commande de tra-

vailler virilement pour une récompense future et peutéir; éloignée. Héraclès suit le conseil de la Vertu, et entreprend d'un cœur brave ses labeurs. A côté de ces figures allégoriques il est une autre jeune fille que l'on dit avoîrgagné l'amour juvénile d'Héraclès: lole, fille d'Eurytos, roi d'Œchalîe ; mais il fut bientôt séparé d'elle I Toujours parce que tous les héros qui représentent le soleil sont séparés de leur premier amour, juste comme le soleil laisse la belle aurore derrière lui quand il s'élève dans les cieux. (Voyez du restece que signifie le nom d'iole :1a couleur violette, et il désigne les nuages couleur violet qu'on ne voit qu'au lever ou au coucher. Ce nom apparaît en

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d'autres légendes soiis les formes d'Iamos, d'iolaos et de locaste.)

Vînt l'âge des grands exploitSj dont je dirai les principaux: le dieu extermina l'hydre aux cent têtes ou serpent d'eau du lac de Lerne, le sanglier sauvage d'Eurymanthe et les harpies des marécages de Stymphale*.

Toutefois ces exploits ressemblent pleinement à ceux d'autres héros. N'est-ce pas que, pour vous déjà comme pour moi, tant de hauts faits représentent purement le meurtre de Python par Phoïbos, de Fafnir par Sigurd, du Sphinx par Œdipe, du dragon libyen par Persée, du Minotaure parThésée, etde Vritra par Indra? Maintenantj les autres actes que conte de lui la légende 1 Héraclès cueillit les pommes d'or du jardin des Hespérides, en d'autres mots, les nuages couleur d'or qui se groupent autour du soleil quand il se plonge dans le ciel occidental. Couronsèment de ces grands triomphes : il épousa Déjanire, fille d'Œnée, chef de Calydon. Savez-vous ce qu'est Déjanire vis-à-vis d'Iole? Ce qu'est Hélène vis-à-vis d'Œnone, dans l'histoire de Paris. Sigurd épouse de la même façon Gudrun, après avoir délaissé Brunehilde; et Achille, Odyssée (l'Ulysse latin), Thésée (Theseus) et Céphale {Kephalos) sont de la mémo façon séparés de celles à qui ils avaient engagé leur foi, ou consomment eux-mêmes

' Le Traducteur. Pour compléler fa série d'invention récente qui comprend les Douze Travaux dagsiques, il y aurait à ajouter eriôn : le Combat contre le lion de Némée, la Prise du Cerf d'Arcadie, la Capture du Taureau de Crète et celle des Cavales de Diomède de Thrace, la Prise de la Ceinture de la Reine des Amajones, \» Capture des bœufs de Gérion en Eryihie, la Recherche des pommes d'or des Hespérides, Cerbère ravi à l'enfer, la Purification des Étables d'Augias.

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HÉRACLÈS. i35

cet abandon. Aussi Héraclès ne demeura pas avec Déjanire pendant le reste de sa vie. Un jour il tua de sa lance infaillible Eunome, fils d'Œnée; et rien après ce meurtre ne put l'empêcher de poursuivre sa marche occidentale. Le meurtre d'Eunome n'est lui-même qu'un de ces incidents qu'on retrouve dans divers contes : une autre forme par exemple de l'histoire qui représente Tantale tuant son propre fils.

Déjanire avait quitté sa maison avec son mari et elle alla avec lui aussi loin que Trachis, ayant reçUj sur sa routej du centaure Nessos (le Nessus latin) que tua Héraclès, une coupe remplie du sang de ce personnage. Ce don n'était pas sans objet : "Elle pourrait, avait dit Nessos, en répandant ce sang sur une robe portée par Héraclès, regagner à tout moment son amour, si elle venait aie perdre.» Déjanire eut à craindre ce malheur, du moins elle s'en crut menacée; car, résidant à Trachis, elle entendit parler de la capture faite en Œchalie par le héros et dire qu'il ramenait avec lui l'aimable vierge lole. Elle lui envoya en conséquence la robe ointe du sang de Nessos (ou Nessus). Le messager le trouva sur le point d'offrir un sacrifice, et Héraclès revêtit la robe, qui lui brûla promptement la chair et fit jaillir son sang en ruisseaux sur le sol. Héraclès ordonna au messager de le porter sur le sommet du mont Œta, et le dieu mourut au milieu du. tonnerre et de l'orage, considérant lole qui se tenait, pleurante, à son côté. Cette scène magnifique a un sens profond : reconnaissez le dernier incident de ce qui a été plus haut appelé la Tragédie de la Nature, — la bataille du Soleil avec les nuages qui se rassemblent autour de lui comme de mortels ennemis, à son coucher. Comme

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il s'enfonce^ les brumes ardentes 1 etreignent et les vapeurs de pourpre se jettent par le ciel, ainsi que des ruisseaux de sang qui jaillissent du corps du mytbe; tandis que les nuages violets couleur du soir semblent le consoler dans l'agonie de sa disparition.

Relevons quelques particularités omises dans l'ensemble du récit précédent. A propos des armes d'Héraclès, d'abord : il se sert quelquefois d'une massue, d'autres fois d'une lance, et parfois de flèches empoisonnées. Les Grecs n'employèrent jamais de flèches empoisonnées : il n'y a du moins aucun {émoignage qu'ils l'aient jamais fait. Quelle peut être l'origine de ce détail; est-il quelques héros qui employèrent de semblables armes ? oui, Philoctète et Odyssée (ou Ulysse), Comment donc ces modes inhumains de combattre ont-ils été attribués par les Grecs à leurs héros les plus grands? Parce que le mot 105, lance, est le mêmej pour le son, que le mot 105, ^ison. Les deux idées se confondirent; et l'on dit que Hélios, Héraclès et plusieurs autres combattirent avec des lances ou des flèches empoisonnées. Autre chose. Les pérégrinations d'Héraclès ne se bornèrent pas à la Grèce: il voyage par tout le monde, mais, comme le soleil, se meut toujours de l'Est à l'Ouest. Étudions enfin si le caractère d'Héraclès est simplement fait de dévouement ou de sacrifice de soi-même. Si l'on parle du soleil comme se donnant du mal pour autrui, on peut en parler aussi comme jouissant, dans chaque terre, des fruits qu'il a mûris. Héraclès devint donc quelqu'un avide de manger et de boire : et lorsqu'il apprend dans la maison d'Admète que son hôte vient de perdre sa femme, il ne regarde pas ceci comme une raison suffisante pour perdre

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HERACLES. 137

son dîner. Le même esprit bouffon distingue le conflit avec Thanatos (ou la mort)j dans lequel Héraclès délivre Alceste de l'étreinte funèbre.

Je n'ai rien dit de l'aventure d'Héraclès et d'Échidna, voulant la traiter à part en raison de son importance générale. Le dieu errait en Scythie, quand il rencontra Écbidnaj qui le garda dans sa caverne quelque temps, avant de vouloir le laisser partir. Histoire n'ayant pas de trait qlii lui suit particulier: Héraclès vient à la demeure d'Échidna, cherchant son bétail qui lui a été volé, juste comme Phoïbos cherche les vaches dérobées par Hermès, ou comme Indra se met en quête des vaches ravies par le Panis. La terre obscure qu'habite Échidna est simplement le pays lugubre des Grées, oQ va Persée quand il recherche Méduse. La détention d'Héraclès dans la caverne dénote simplement le temps qui se passe entre le coucher et le lever du soleil. Quand ce héros quitte Échidna, il lui donne des armes qu'elle ne doit céder qu'à celui-là seul qui est capable de s'en servir, incident que répètent précisément les légendes de Thésée et de Sigurd. Avant de finir il nous reste à déterminer ceci : Héraclès est-il un héros particulier à la mythologie grecque ? Point. Sous le même nom et sous d'autres noms, nous trouvons un héros d'espèce semblable dans les légendes mythiques de presque chaque contrée, et, dans toutes, nous avons un groupe analogue d'incidents qui toujours nous fait remonter à de très-anciennes légendes, disant la marche du soleil de son lever à son coucher.

Heronle. — Qu'est-ce qu'Hercule (fig. i38)? Comme

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Fia- 108, — Stalne d'H^rKlès ou Herculi

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HERCULE. iSg

dieu latin, il semble se rapporter aux bornes des territ.>îres et propriétés ou palissades, ainsi que Jupiter Terminus, leZeus Hokios des Grecs; et comme tel, son nom était probablement Herclus ou Herculus. La similitude du nom simplement amena les Romains à identifier leur Hercule avec l'Héraclès grec. Cette façon de voir acquit une nouvelle force de ce fait qu'un héros, nommé Garanus ou Recaramus, passait pour avoir tué un grand voleur nommé Cacus, et que ce héros ressemblait non-seulement à Héraclès, mais à Persée, Thésée, Œdipe, et à tous les autres destructeurs de monstres et de malfaiteurs. L'histoire de ce Cacus est racontée de diverses façons; mais la version la plus populaire dit que quand Hercule atteignit les bords du Tibre, Cacus, fils à trois têtes de Vulcain, vola de son bétail, et pour qu'on ne le découvrît pas, tira les bêtes par derrière" jusque dans sa caverne. Mais leurs mugissements parvinrent aux oreilles d'Hercule, qui, se frayant par la force un chemin vers l'antre du voleur, y recouvra non-seulement son troupeau, mais tous les trésors ravis qui y avaient été amassés. Cacus vomit des fiammes et de la fumée sur son ennemi, qui le tua bientôt de ses traits infaillibles. Personne qui ne puisse se rendre compte de la formation de cette histoire : c'est simplement une autre version des fables nombreuses qui disent le conflit des cieux et du soleil avec les puissances de la nuit et des ténèbres, Récaranus qui tue le monstre, comme Sancus, dont le nom était inscrit également sur l'Ara maxima ou le grand'autel d'Hercule, n'est autre chose que Jupiter, appelé ainsi parce qu'il était le faiseur ou le créateur : le mot de Récaranus se rattache enfin, ■ ainsi que l'ont pensé plusieurs mythographes, à Cérès.

Qu'est-ce alors que Cacus î Comme monstre à trois tétesj il répond exactement au Géryon et au Cerbère grecs ou Sarvara indien. Volant les vaches d'Hercule, c'est Vritra qui enferme la pluie dans la nue d'orage, puis est percée par la lance d'Indra. Il se montre encore dans le Panis qui dérobe les yaches d'Indra, Les flammes par lui lancées de sa caverne sont les éclairs précédant cette averse de pluie que désignent les vaches reprises à Cacus. A

Flg. IDft. ~ CoKuliu.

tort l'on rattacherait le nom de Cacus au mot grec, kakos, mauvais : la quantité de la première syllabe, qui est longue, se refuse à cette étymologie. D'autres formes existent de ce nom, Cakias et Cosculus (iîg. iog)j qui, dans la mythologie de Prœneste, ville voisine de Rome, était fils de Vulcain, et, de plus, un voleur vomissant le feu. Maintenant Aristote parle d'un vent appelé Caikias, qui a le pouvoir d'attirer les nuages, et il cite le proverbe ; "que les hommes attirent à eux les malheurs comme Caikias attire les nuages-. Partout au moins, les nuages ce sont les vaches ou le bétail d'Indra, d'Héiios, de Phoïbos et d'Héraclès, et au proverbe succéderait un

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conte ayant sa racine dans la phrase «Cœculus volant les vaches d'Herculc". Le combat est la lutte d'Indra et de Vrltra, qui finit par la victoire des puissances de la lumière.

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10 AVEC PROMÉTHËE, DEim GRECQUES ET UTINES.

(Grec: Jo , Prometkeus.)

lo passe pour la filie d'InachoSj rcî du territoire d'Argos; en dit qu'elle fut aimée de Jupiter, qui la changea en génisse pour la protéger contre la jalousie d'Héré. lo, cependant, tomba au pouvoir d'Héré: cette déesse obtint de Zeus qu'il céderait à toute demande faite par elle; or elle donna lo à garder à Argos Panoptès, "celui qui voit tout", l'Argus latin. Personne n'avait pu surprendre ArgoSj dont les yeux ne se fermaient jamais, avant que HermèSj le messager de Zeus, s'approchât avec une douce musique endormante et le tuât, prêt à céder enfin au sommeil. Héré, pour venger ce meurtre, envoya un taon, qui piqua la génisse loet pourchassa son agonie de terre en terre par Thèbes et la Thrace; la malheureuse atteignit les hauteurs du Caucase, où le titan Prométhée pendait enchaîné à un roc, un vautour lui rongeant le foie. Qu'était-ce que ce Prométhée? L'être puissant qui aida Zeus dans sa guerre contre Cronos et qui enseigna aux hommes à bâtir des maisons

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10 AVEC PROMÉTHéE.

et à obéir à la loij puis leur rapporta du ciel le feu. Cet acte éveilla le courroux de Zeus, qui, oublieux de toute reconnaissance, fît enchaîner Prométtiée aux rocs, bornés par les glaces, du Caucase. Le grand supplicié apprit à lo qu'elle avait à peine commencé d'errer; qu'elle devait aller du lieu de leur rencontre à la terre des Amazones (fig. 1 1 2) par delà le détroit qui, d'apràs

, Flg. lis. — Reine d«B Amuonea.

elle, s'appellerait le Bospore (Bosporos); en Asie enfin, et de là dans la terre d'Ethiopie, où elle deviendrait mère d'ÉpaphoSj dont naîtrait, par la suite, Héraclès; et que par Héraclès, lui, Prométhée, serait enfin ravi à son terrible châtiment : prédictions qui s'accomplirent, d'après les légendes accréditées généralement.

Les Grecs regardaient ce conte comme dénotant un lien entre la Grèce et l'Egypte : lo identifiée à Isis, et Epaphos au bœuf-dieu Apis. Mais cette notion n'est, dans le cas

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présent et dans celui du Sphinx, qu'imagination d'un âge postérieur. Détails ; Hermès, en tant que tueur d'Argos, s'appela Argéiphontès, juste comme HipponoQs s'appela Beliérophon ou Bellérophontés, parce qu'il extermina Belléros. Quant aux Amazones (fig. 1 1 3)j c'était une tribu de femmes guerrières qu'on supposait vivre sur les rivages du Thermodon, nesouffrantqu'aucunhomme y habitât. Leur nom vint, selon

Plg. lis. - Amazone k l'Arc. "^ '

une croyance répandue, de la coutume de se couper le sein droit afin d'acquérir une liberté plus grande de manier l'arc (fig. 114). Cette explication n'est pas correcte: pareille histoire se fit jour simplement parce que la signification du mot avait été oubliée comme dans le cas de Lycaon, d'Arctos, d'Œdipe, et dans bien d'autres.

Revenons à Prométhée, ainsi qu'à l'errante lo. Le nom de Prométhée se retrouve dans quelques autres traditions; c'est {nous l'avons dit déjà) le Pramantha des Hindous, qui servait encore à désigner le morceau de bois, pareil au manche de la baratte, qu'on pig m g^nig tournait vivement pour allumer des a'AmMone m repoi. fragm.ents de bois sec. Très-différemment, enfin, Hérodote nous conte l'histoire d'Io :< il dit qu'un vaisseau

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