‹ Les dieux antiques; nouvelle mythologie illustree d'apres George W. Cox et les travaux de la science moderne, a l'usage des lycees, pensionnats, ecoles et des gens du mondeChapitre 35 sur 72 · ÉPIMÉTHÉE AVEC PANDORE · texte numérisé non relu

ÉPIMÉTHÉE AVEC PANDORE

ËPIIHfTHËE AVEC PANDORE, DËITES GRECQUES ET LATINES.

(Grec ; Epimetheus , Pandora.)

i est le frère de Prométhée.

ielon la signification du

celui qui forme la pensée

les événements j" tandis

ie (Prometlieus) est >■ celui

toutes choses à l'avance " .

: été réglée la partie de

e sacrifiée qu'on donnerait

■ométhée tua un bœuf, et,

itrailles et la viande sous

'^ la peaUj mit les os sous la graisse,

et dit à Zeus de prendre ce qui lui

plaisait. Zeus mit la main sur le mauvais morceau et fut

courroucé de s'apercevoir que sa part n'était que graisse

et os. Quand Prométhée s'en fut allé, le maître souverain

résolut de punir Epiméthée, que son frère avait prévenu

de ne recevoir des dieux aucun don. Epiméthée se laissa

tenter par le dieu et négligea l'avertissement fraternel.

Zeus commanda à Héphaistos de prendre de la terre et de

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la modeler en forme de femme (fig, 1 1 7). Cette image d'argilCj Athéné l'habilla d'une belle robe, tandis qu'Hermès lui donna le pouvoir de proférer des paroles et un esprit fait pour jouer et décevoir l'iiumanilé. Zeus conduisit ensuite Pandore (elle fut ainsi nommée) à Épiméthée, qui la reçut dans sa maison. Pandore vit un grand coffre sur le seuil et souleva le couvercle:

la Dispute et la Guerre, la Peste et la Maladie en sortirent, ainsi que tous les autres maux. Elle laissa, dans sa frayeur, retomber le couvercle sur le coffre, de sorte que les hommes n'eurent rien pour rendre supportable leur misère. Toutefois il est différents commentaires de l'histoire de la boîte de Pandore. Quelques-uns pensentque l'Espoiryfutenfermé par miséricorde à l'égard des hommes et pour ne pas aggraver leurs maus. Mais telle n'est pas la signification de l'histoire d'Hé-

rig. m. — Psodora.

siode, car Pandore ne porte pas le coffre avec elle, mais le trouve dans la maison d'Épiméthée. Or les souffrance; et les misères ne peuvent faire de mal avant qu'on les ait lâchées; et l'Espérance, enfermée là, ne rend les choses que pires et non meilleures.

Une autre légende existe, avec laqusUe ne s'accorde pas l'histoire de Prométhée, mais qui la contredit entièrement: c'est l'histoire hésiodique des cinq Ages —

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ÉPIMÉTHIÎE AVEC PANDORE. 145

d'or, d'argent, de bronze, l'héroïque et celui de fer. Dans cette tradition on suppose que les hommes vivaient d'abord libres de tous besoins et de la douleur, de la maladie, avant que Pandore vint à lâcher tous les maux. La fable de Prométhée, elle, donne à supposer que l'état très-primitif de l'homme était une misère excessive, et sa vie, celle des bétes brutes, jusqu'à ce que ce héros lui donnât les maisons et le feu et le fît vive dans l'ordre et avec décence. Cette notion se rencontre aussi dans l'histoire de Phoronée.

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I« Centun CUnii.

ISCLEPIOS OU ESCULIPE, DIEU GREC OU LITIN.

Asclépios ou EsculapCj dans Homère, apparaît en tant que fils ou descendant de Païéon (le guérisseur); maiSj dans l'histoire communément reçue, c'était le fils d'Apollon et de la nymphe Coronis, une fille de Pblégyas, qui habitait les bords du lac Bœbéis. Esculape n'est pas une divinité d'origine latine parallèle: ce nom, une simple forme d' Asclépios, a été, avec le caractère et l'histoire mj^bique du dieu, importé tout entier de la mythologie grecque.

Une fable grecque a trait à la naissance du personnage. Avant que l'enfant vînt au jour, Apollon quitta son amante, la suppliant de lui demeurer fidèle; mais lorsqu'il fut parti, un bel étranger nommé Ischys arriva d'Arcadîe et obtint l'amour de la jeune femme. La nouvelle en fut apportée è Apollon, dont la sœur, Artémis, frappa Coronis de sa lance infaillible. Mais Phoïbos sauva le petit enfant Asclépios, et le confia aux soins du centaure Cbiron, qui le fit savant dans l'art de guérir et

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ASCLEPIOS OU ESCULAPE. iSl

dans le secret des vertus ]!>ossédées par les herbes. La suite de ce conte est: qu'Asclépîos plus tard gagna une renommée aussi vaste que le monde et l'amour de tousj en tant que guérisseur de douleurs et de maux. Mais le pouvoir qu'avait le sage de ressusciter les morts éveilla la Fureur d'Hadés, qui se plaignit à Zeus que son royaume serait bientôt dépeuplé, si Asclépios continuait à rendre les êtres au monde supérieur. Zeus frappa Asclépios de sa foudre, et cela provoqua la colère d'Apollon au point de lui faire tuer le géant Cyclope. Zeus, pour cette offense, bannit le jeune dieu dans la terre strygienne; mais sur la prière de Léto ou Latone, sa mère, ce châtiment fut changé en un an de service dans la maison d'Admète, qui régnait à Phères. Plusieurs racontent différemment l'histoire d'Asclépios, et, suivant leurs versions, Coronis ellemême, peu après la naissance de son enfant, l'esposa sur le âanc d'une colline, répétant ainsi le conte de Paris, de Télèphe, d'Œdipe et d'autres héros. L'enfant fut nourri par une chèvre, comme Kuros (notre Cyrus latin) le fut par un chien, et Uomulus par un loup. Un berger le trouva, que guidait vers le lieu la clarté d'une lumière entourant l'enfant. Asclépios fut de là appelé Aglaer, -celui qui brille-, nom simplement soleil.

Quant à Coronis, je vois en elle un être qui, par sa vie et sa mort, ressemble de près à Procris. Comme cette dernière, la jeune femme est charmée par un étranger qui vient, vêtu d'une beauté pareille à Phoïbos, de la terre arcadienne ou -brillante», de même aussi qu'Apollon de Délos; et toujours comme Procris, elle périt de la lance d'Artémis. Le châtiment d'Apollon : voyez là une autre forme de l'idée qui représente Héraclès et Poséidon pei-

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nant au service d'êtres plus faibles qu'eux-tnétnes. La notion de ce pouvoir de guérir attribué à Asclépios se trouve en germe dans beaucoup de légendes. On regardait naturellement le soleil comme "celuï qui restaure toute vie végétale- après le long sommeil de l'hiver, etj comme tel, il est doué d'un pouvoir s'étendant à la guérisondes souffrances humaines, et finalement à la vie elle-même. réparatrice de la mort.

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