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dieu qui s'appelait en Phénicie Oulom ou Eschmoun, à Gaza Marna, dans d’autres parties de la Palestine Baal-Haldim, en Arabie enfin Audh ou Hobal. C’est « l’Ancien des jours, » celle de toutes les personnifications divines admises dans les religions euphratico-syriennes qui est de sa nature la plus compréhensive et la plus près de la notion d'unité primordiale, mais en même temps la plus vague, un peu comme le Varouna védique et l’Ouranos des plus anciens Grecs. Aussi, du temps des vieilles dynasties chaldéennes comme aussi dans les débuts de la phase où la religion fut complétement systématisée, quand on établit un rapport entre lui et les autres dieux, c’est celui de premier principe, auteur de toutes les émanations, qu’on réserva plus tard à Ilou, quand on le distingua d’Anou par un nouvel effort vers la conception abstraite de l'être divin. C’est pour cela qu'Anou est appelé « l’ancien » par excellence, « le générateur » et « le père des dieux. »
Je n’essayerai pas de faire porter de semblables analyses sur tous les personnages du panthéon, ce qui demanderait des développements qui sortiraient du cadre d’un artiele de revue et dont la place serait seulement dans un traité complet de la mythologie des bords de l'Euphrate et du Tigre. Mais il me parait que ces exemples pourront suffire à faire connaître la nature et l’esprit de la religion chaldéo-babylonienne dans sa forme la plus ancienne, ainsi que son identité avec les religions qui continuèrent à régner sans changements sur la Syrie, la Phénicie et les pays de même race.