‹ Les dieux en voyageChapitre 100 sur 162 · LE COCHER · texte numérisé non relu

LE COCHER

Suffit. Je ne serai pas compromis, au moins ?

CUPIDON

Tu peux dormir sur ton siège. Descendez, mon ami...

LE BARON DE BALIFOUS

Une distraction — je réfléchissais. Si je meurs, brûlez ces cheveux ; jetez-en la cendre au vent.

MO M US (descendait) A quoi tient l'être!... victime dans son entier par chaque partie.

UN MÉDECIN

Cela est vrai, monsieur : chaque fragment s'acharne à la perte du tout. C'est une lutte sans trêve et sans merci — au moral comme au physique.

MOMUS

Je vous crois homme de raison.

LE MÉDECIN

Je vous sais gré de n'avoir point dit : de science ; la méditation est Yalma parens de toutes les cures,

MOMUS

Nos adversaires sont arrivés. Le duc de Nivelle a posé son habit sur l'herbe.

LE MÉDECIN

Triste personnage — féroce, dit-on, insociable — véritable singe dont Le plus mauvais tour se fit à son désavantage : il voulut essayer du ménage avec un ange.

MOMUS

Association bien incorporelle — autant vaudrait épouser un mystère ou le vent.

LE MÉDECIN

Justement, monsieur — l'ange lui glissa des doigts.

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