PRÉFACE VII
Nous estimons donc que c'est uu devoir pour tout homme préoccupé des problèmes de l'inconnu et portant en lui un idéal de vérité, de travailler, autant que possible, à jeter quelque clarté dans le domaine du moi, et de contribuer à en bannir les erreurs. Voilà le but que nous nous sommes proposé; nous serons très heureux s'il nous a été donné de l’atteindre dans la limite de nos faibles moyens.
Notre essai débutera par un historique, c'est-à-dire par un aperçu général des opinions partagées, des doctrines émises par les penseurs et les expérimentateurs les plus éminents. Cette vue d'ensemble s'étendra de l'époque ancienne de la philosophie grecque à la nôtre, des théories de Platon et d’Aristote aux récents et admirables travaux de P. Broca, d'Hitzig et de flechsig. Nous consacrerons un chapitre à l'anatomie et à la physiologie considérées à notre point de vue spécial; deux autres, l’un aux manifestations intellectuelles dans la série des êtres, c’est-à-dire à la psychologie comparée, le deuxième aux poisons cérébraux. Nous arriverons enfin à une étude sur la pensée, étude qui sera suivie d'une autre sur la conscience et la volonté. Des conclusions s'imposeront alors.
Il est de notre devoir de prévenir le lecteur que nous avons particulièrement mis à contribution, pour le chapitre que nous .avons consacré à l'historique des fonctions psychiques, le savant article rédigé dans le dictionnaire de physiologie de M. CA. Richet par M. Jules Soury et, pour celui dans lequel nous avons exposé les effets divers des principaux poisons cérébraux, l’ouvrage de M. Ch. Richet, intitulé /’ Homme et l'intelligence. Nous tenons à exprimer toute notre admiration pour la science profonde et le labeur infatigable de ces deux auteurs qui s'appellent MM. CA. Zichet et J. Soury, ainsi que toute notre réconnaissance pour l’aide qu’ils nous ont procurée au moyen de leurs livres.
Nous prions M. le Professeur Mathias Duval d'agréer, avec nos hommages très respectueux, tous nos remerciements les plus vifs, pour l'honneur qu’il a bien voulu nous faire d’être notre Président de thèse, pour la bienveillance qu'il nous a montrée et les encouragements qu'il a eu la bonté de nous donner.
Nous n’aurions garde d'oublier M. le Docteur Baï/lif, qui a été pour nous un guide très précieux dans le choix des ouvrages à consulter.
Nous dirons, en finissant, que nous avons été soutenu dans le cours de notre travail par cette pensée : qu'on voudra bien nous tenir compte des efforts que nous avons faits et qu’on ne les tiendra pas trop en mépris ; nous avons la certitude que les vrais savants accueillent avec indulgence et ne traitent pas par le dédain le concours, si