‹ Les Différentes Manifestations De La PenséeChapitre 36 sur 82 · GOLTZ · texte numérisé non relu

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de Früsch et d'Hitzig, ne localise ni les facultés classiques de l’âme ni les organes fondamentaux de la phrénologie, parce que ces facultés et ces organes n’existent point, que ce ne sont pas des êtres, mais des rapports, des résultantes de l’activité des seules réalités connues, je veux dire les perceptions et leurs résidus, localisés, et partant localisables, dans les différents territoires plus ou moins nettement différenciés de l'écorce grise du cerveau. » Et plus loin (p. 669), le même auteur complète ce qui précède de la façon suivante : « Il est sans doute de l’intelligence comme de la mémoire, dé la volonté, de la conscience : en soi, ce sont des abstractions; par conséquent elles ne sauraient être localisées comme la vue, l’ouie, l’olfaction ou le toucher. L'intelligence qui, chez les invertébrés comme chez les vertébrés, ne peut être que la somme des activités coordonnées de tous les éléments nerveux, nous paraît être surtout une fonction des fibres ou faisceaux d’association. La différenciation physiologique des différentes aires de l'écorce du cerveau des vertébrés dépend de la nature des sensations qu’y projettent les divers organes des sens. Le siège des sensations, des perceptions, des images mentales, et partant des raisonnements, des jugements et des volitions, bref, des fonctions psychiques, est sans doute, dans l’homme et les mammifères supérieurs, la substance grise des hémisphères. Quoique les lobes frontaux et préfrontaux renferment des centres d’innervation des muscles de la nuque et du tronc, et que le développement de cette partie du cerveau, chez les anthropoïdes et chez l’homme, soit peut-être en rapport avec la station verticale (Munk, Meynert), il est certain qu'il s’y trouve bien d’autres centres, encore inconnus, en rapport avec l’ensemble des processus de l'écorce cérébrale. »

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Il n’est pas besoin de rappeler ici la forme générale du cerveau humain : ses deux hémisphères droit et gauche, unis l’un à l’autre par une large commissure blanche, le corps calleux et ses dépendances ; pédoncules cérébraux, protubérance annulaire, bulbe, cervelet.

Rappelons cependant que chaque hémisphère est divisé en régions principales séparées par de vastes sillons, régions qu’on nomme les lobes cérébraux : c’est ainsi qu’existent les lobes frontal, pariétal, occipital, temporal, temporo-sphénoïdal, orbitaire, olfactif, quadrilatère, cuneus et de l’insula. En réalité, les seuls lobes importants pour le sujet qui nous occupe sont les lobes de la face externe : frontal, pariétal, temporal et occipital.

Le lobe frontal est limité, comme on sait, en avant, en haut et en bas par les bords supérieur, antérieur et inférieur de l’hémisphère, en arrière par la scissure de Rolando. Il est composé de quatre (1) circonvolutions nommées, l’une frontale ascendante, les trois autres numérativement.

(1) Les circonvolutions du lobe frontal sont quelquefois au nombre de cinq ; la circonvolution surajoutée se trouvant au milieu des circonvolutions longitudinales. Benedikt de Vienne, en 1879, a vait constaté qu’on observait surtout cette quatrième circonvolution longitudinale chez le criminel, et il en faisait presque un signe de criminalité. Ch. Féré, Falot, Corre, pensent au contraire que c’est là une disposition fréquente et qui n’a aucun rapport direct avec les tendances de l'individu au crime. -

Le lobe pariétal, situé en arrière du précédent, est limité en avant par la scissure de Rolando, en arrière par la scissure perpendiculaire externe, en bas par la scissure de Sylvius. Il est formé de deux circonvolutions pariétales supérieure et inférieure, séparées l'une de l’autre par le sillon interpariétal. La circonvolution pariétale inférieure est eneore appelée lobule pariétal inférieur ou lobule du pli courbe, parce que c’est au pli courbe que cette circonvolution prend origine.

Le lobe occipital occupe la partie postérieure du cerveau, en arrière de la scissure perpendiculaire externe. Il possède trois circonvolutions.

Le lobe temporal est formé de trois circonvolutions allongées parallèlement à la scissure de Sylvius.

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