‹ Les Différentes Manifestations De La PenséeChapitre 47 sur 82 · VERTÉBRÉS INFÉRIEURS · texte numérisé non relu

VERTÉBRÉS INFÉRIEURS

IT. — Si l’on passe à l'examen du système nerveux des poissons (classe des vertébrés), on arrive à cette conclusion que c’est le système nerveux des insectes qui s’en rapproche le plus, parce que, comme lui, il comprend une chaîne ganglionnaire simple ou double, traversant le corps €t pouvant être comparée à la moelle épinière. Mais les lobes cérébraux et le cervelet sont une partie de l’encéphale des poissons, et c'est à ce point de vue que la différence entre les deux systèmes nerveux s'établit nettement, à condition toutefois qu’on ne vienne pas prétendre qu’il existe chez les insectes supérieurs des parties correspondant aux lobes et au cervelet.

Comme chez les insectes, le système nerveux varie chez les poissons avec les individus. Le cervelet spécialement n’a pas chez tous la même grosseur ou le même aspect. C’est celui du requin qui atteint le plus haut degré de développement. Les lobes cérébraux, réduits au minimum chez la lamproiïe, atteignent leur maximum chez la raie ou le requin.

En ce qui concerne les organes des sens, ceux de la vue sont en général gros et très perfectionnés (chez les poissons inférieurs seuls, les yeux sont à l’état rudimentaire) ; ceux de l’ouie ont une structure extrêmement simple et servent en même temps, à ce que l’on croit, au sens de l’espace.

Chez les reptiles, le système nerveux subit encore un accroïssement appréciable : la moelle occupe toute la longueur du canal vertébral : la moelle allongée fait suite directement à la moelle et s’élargit à sa partie Supérieure, qui est surmontée par le cervelet ; les lobes cérébraux sont, comme par exemple ceux du lézard, beaucoup plus gros que ceux des poissons par rapport aux autres parties du cerveau, et chaque lobe contient une cavité ou ventricule qu’on trouve bien chez quelques poissons supérieurs, mais plus petite.

On trouve en outre des différences notables en faveur des reptiles, si l’on considère en détail l'anatomie de leur cerveau.

Chez les oiseaux, le cerveau est encore plus développé ; ses différentes parties sont plus importantes, plus complètes :

Page 1