ÉVOLUTION A TRAVERS LA SÉRIE DÉS ÊTRES
Du moment que les idées ont pour siège la couche de substance grise corticale, il semble certain à première vue que plus un cerveau sera volumineux, plus la quantité de sa substance grise sera grande, plus la qualité et la coordination de ses cellules seront parfaites, mieux il pourra travailler psychiquement, mieux la pensée s’élaborera facilement.
Nous avons vérifié cette assertion dans nos chapitres consacrés à l'historique et à la psychologie comparée. Nous avons vu le parallélisme entre la quantité et la qualité du cerveau d’une part, et le développement ou la puissance de travail, c'est-àdire d'élaboration psychique, d'autre part. Nous avons constaté que chez les êtres inférieurs, il n'existait que l'acte réflexe automatique ou instinctif, mais qu’à mesure que l’on s'élevait dans la série des êtres, des idées apparaissaient d'autant plus nettes et claires, d’autant plus conscientes, d’autant mieux adaptées à leur objet que l’on se rapprochait du sommet de l'échelle.
Nous avons également observé qu’en même temps que la conscience des actes accomplis par les animaux se développait, il se produisait chez eux, à qui l’on a renié si longtemps la faculté de penser, des associations d’idées vraiment surpre-