LA VOLONTÉ N’EST PAS UNE FACULTÉ
qu'entre le centre de perception et le centre moteur, il existe un centre nerveux intermédiaire qui reçoit l'excitation partant du centre sensitif et la renvoie au centre moteur; ce mouvement volontaire s’accompagnera donc de trois états de conscience successifs, correspondant à l’excitation de ces trois centres : une sensation visuelle, une impulsion spéciale ou une tendance au mouvement et une sensation de mouvement; tant que la durée de ces trois actes successifs est assez longue, ils sont saisis à part et isolément par la conscience, et nous avons, avant le mouvement même, l’idée du mouvement qui va se produire; nous pouvons alors, si cette idée du mouvement éveille l’activité de certains centres antagonistes, enrayer le processus de façon que l’idée ne passe pas en acte... » (Beaunis, La Physiol. humaine, t. II, p. 800.)
Ce nous pouvons alors est de trop ; ce pouvoir, cette faculté, n’existent pas.