DE L'ÉDUCATION DANS LA VOLONTÉ JET
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lières et héréditaires ; croyez-vous qu'il voudra, qu'il pourra prévoir la conséquence d’actes qu'il ne connaîtra même pas, qu'il voudra « se placer dans des circonstances telles, que les impulsions nuisibles qui peuvent exister virtuellement en nous et que nous connaissons (mais qu'il ne connaît pas) n’aient pas l'occasion de se développer et de produire leurs conséquences fâcheuses pour nous ou pour les autres » ? Évidemment non. L'idée que telle impulsion sera nuisible, aura des inconvénients futurs, lui sera inculquée par l’éducation donnée ou bien par l'expérience acquise ; cette idée déposée dans son cerveau apparaîtra; le Cas échéant, avec une force telle, qu'elle empêchera l'impulsion nuisible de s’accomplir. Ainsi un enfant ne cède pas à l’idée qui se pere de toucher à un poéle allumé.
Pourquoi ? C’est parce qu’on l’a averti auparavant des conséquences que cela peut avoir ou bien parce qu'il s’est déjà brûlé ; cet avertissement ou cette brûlure antérieure ont dépusé dans son cerveau l’idée qu’il ne faut pas toucher à un poêle allumé, idée ga possède une énergie singulière.
Ajoutons qu’on peut avoir l’idée que tel acte sera nuisible non par éducation, par expérience, mais parce qu’on a acquis au préalable l’idée que tel acte semblable, mais non identique, est nuisible. i |
Nous ne rencontrons nulle part la volonté au sens traditionnel du mot. Ce qu’on peut constater et ce qui s'impose, c’est qu’il existe une évolution et une sélection naturelle dans la vie des êtres; c'est que le cerveau de l’homme est doué d'une propriété sublime, merveilleuse, celle de produire la pensée ou mieux, un travail psychique qui s’élabore et se fixe dans les cellules cérébrales pour y rester à l’état latent et produire ses effets à un moment donné (mémoire), qui peut, grâce à certains organes spéciaux, se transmettre des uns aux autres et, grâce encore aux connaissances acquises et accumulées au cours des siècles, être transmis de génération en génération. Nous ne sommes, en effet, pas libres de créer nos idées et nous n’en sommes pas les maîtres; non seulement nous subissons l’in-