CHAPITRE V
La difficulté du diagnostic différentiel, et surtout du diagnostic précoce.
Au début des tondantes, le poil ne paraît pas tout d’abord altéré; les lésions sont souvent disséminées ; elles peuvent être confondues avec la séborrhée, l'émpétigo. le psoriasis, etc. ; elles sont souvent dénaturées par des traitements antérieurs. — Erreurs de diagnostic commises et leur influence sur les statis- ‘tiques de guérisons, — Du diagnostic précoce; son importance; sa difficulté. — La teinture d'iode fait apparaître nettement les minimes lésions du début, et les guérit du même coup.
Ce que nous venons de dire de l'impossibilité où se trouve la thérapeutique actuelle d’enrayer une tondante en pleine évolution doit engager le médecin à tenter, s’il est possible, de la faire avorter dès Le début. Mais pour combattre une maladie, 1l faut avant tout la reconnaitre, et si cette reconnaissance est entourée d'obscurité, elle devient un obstacle à l'institution d’un traitement tempestif. C’est ainsi que nous nous trouvons amené à dire quelques mots des écueils que rencontre le praticien dans le diagnostic des tondantes.
Une première difficulté vient de ce que, sur une plaque de tondante, le cheveu malade reste en place. Alors que la pelade est facilement reconnue, et du malade et du médecin, à cause de sa déglabration immédiate, les tondantes peuvent rester
assez longtemps ignorées, leur premier symptôme net étant