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tible de la racine enchâssée ; on gratte alors les mors avec une aiguille à dissociation au-dessus d’une lamelle, et l’on peut faire une préparation microscopique.
Nous ne pensons pas qu'il soit utile de nous appesantir encore sur les difficultés d’un pareil diagnostic. Il est évident qu'une aussi laborieuse recherche restera toujours liée à l’'éducation personnelle de chaque spécialiste, et qu'avant de rendre un teigneux à la liberté, un médecin consciencieux devra toujours se demander s’il est bien sûr qu'aucun cheveu malade n’a échappé à son investigation. Onne peut pas-donner de règles précises d’après lesquelles on se prononcerait avec certitude sur la guérison des tondantes. En tout cas, l'examen doit toujours être aussi minutieux que possible; tous les praticiens doivent s’astreindre à le prolonger au moins aussi longtemps qu’il semblait nécessaire aux yeux exercés de M. Lailler.
Quand il s’agit d’une tondante que l’on soigne depuis son début d’une manière régulière, la difficulté est moins grande, car on connait bien les points malades : ce sont toujours les mêmes cheveux qui restent rebelles à la guérison, alors que les lésions ont disparu autour d’eux ; on va donc directement à l'endroit où l’on sait trouver le parasite, et l'examen est ainsi abrégé. Mais souvent il y a eu des interruptions dans le traitement ; souvent aussi on est appelé à donner son avis sur une teigne que l’on n’a pas vue évoluer ; enfin, cette simplification n'existe que quand il s’agit d’aflirmer la maladie, car pour la guérison, le doute subsiste toujours.
Une seule inspection ne suflit jamais : même lorsqu'on n’a
découvert aucun cheveu contaminé, il reste encore l’hypothèse possible d’un poil ou d’une racine introuvable. « La guérison vraie , dit M. E. Besnier (1), ne peut être constatée que par un examen histologique ou par la culture, et ne peut être confirmée que par la répétition de l'examen des malades déclarés guéris dans les mois qui suivent cette déclaration. Toute statistique de guérison doit donner ces garanties. Pratiquement, nous distinguons avec soin deux guérisons : la guérison APPARENTE, guérison clinique, dans laquelle les cheveux ont repoussé et la maladie semble guérie, et la guérisOn RÉELLE, guérison histologique... Cette confusion entre la guérison clinique et la guérison histologique est la cause fondamentale de la pérennité des endémies trichophytiques des villes, et aussi longtemps qu’on n’en voudra pas tenir
compte, on n’arrivera pas à l'extinction de la maladie. »
(1) Édition française de KAPosI, loc. cit.
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