IV. — Traitement de la dernière période des tondantes
Quel que soit le parasite en cause, érichophyton où microsporum, 1l arrive un moment où la maladie, en franche régression, limite les lésions à quelques poils isolés. Les vastes placards de la tondante confirmée se sont peu à peu divisés et réduits (1) et ne sont plus représentés que par de petits ilots de trois ou quatre poils, quelquefois par un seul
(3) Voir p. 56.
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cheveu malade. On croirait volontiers que le terme de l’affection est très proche ; mais il n’en est malheureusement pas ainsi ; ces points ultimes où le champignon s’est cantonné sont extrêmement rebelles à la guérison, et la maladie s’y éternise ; quoi qu'on puisse faire, les mêmes poils indéfiniment malades repoussent avec les mêmes caractères morbides ; l'épilation lente elle-même-en à dificilemeut raison, et Pon se trouve en présence de cette situation singulière : une douzaine de cheveux parasités, disséminés sur un cuir chevelu guéri partout ailleurs, tenant le médecin en échec, et entrainant pour le malade deux, trois, cinq mois d'attente supplémentaire,avec toutesles fâcheuses conséquences de l'isolement.
Dans ces conditions, il nous parait non seulement légitimé, mais urgent, d'en finir au plus tôt avec ces derniers foyers qui font le désespoir du praticien, et dont il connaît si bien le siège qu'il pourrait donner à chacun d’eux un nom particulier.
Nous avons condamné d’une façon formelle (1) l'emploi des agents destructeurs du follicule pileux ; mais ici les scrupules qui nous ont arrêté n'auraient plus de raison d’être. On s’adressera done sans hésiter à l’Auile de croton ou à l’électrolyse.
Des précautions seront encore nécessaires pour employer le crayon de M. Ladreit de Lacharrière; on ne frottera pas directement le cuir chevelu avec le cosmétique. Il faut épiler d'abord le cheveu, autant que possible, puis introduire dans l’orifice l'extrémité perforée d'une aiguille à coudre enduite d’une parcelle du topique : ce travail ne peut s'effectuer qu’à
(1) Voir p. 84.
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la loupe ; on tient l'aiguille entre deux doigts, et on lui donne un léger mouvement de rotation qui la conduit d'elle-même au fond du follicule. Une allumette taillée en biseau ne remplirait pas le même but, et donnerait des résultats plus grossiers.
Si l'on préfère l’électrolyse, on n'épilera pas, on dirigera l'aiguille électrolytique le long du cheveu, et l'on fera passer un courant de quatre à cinq milli-ampères pendant trois ou quatre secondes, jusqu'à ce qu'il se produise à l’orifice pilaire une mousse légère annonçant que la destruction du follicule dans toute sa hauteur est accomplie.
Lorsque ces petites opérations sont délicatement conduites, l'alopécie qui en résulte est absolument insignifiante. L'’absence d’un ou deux, de trois ou quatre cheveux côte à côte reste invisible, mémé sur une tête tondue de près ; à plus forte raison, ce traitement est-il indiqué quand il s'agit du cuir
chevelu d'une fillette.
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