‹ Les Difficultés du Traitement des Teignes TondantesChapitre 31 sur 37 · LES · texte numérisé non relu

LES

thérapeutique. Dans les cultures mixtes de staphylocoque et de microsporum Audouini, on ne retrouve aucune trace de l'apparent antagonisme entre l'être mycélien et la bactérie, que nous avons signalé plus haut pour le #richophyton. Et dans la pratique, l’inflammation profonde du cuir chevelu, qui paraissait abréger nettement la durée des teignes trichophytiques, semble laisser complètement la tondante à petites spores à son évolution spontanée (1). Les médicaments actifs contre le #richophyton ue s'adressent donc pas au #1crosporum avec un égal succès, et il fallut chercher ailleurs un traitement de cette teigne spéciale.

La pommade d'Helmerich, si employée contre la gale, est dissolvante pour lépiderme par le carbonate de potasse, et parasiticide parle soufre qu’elle contient ; il parut donc utile de baser sur elle quelques essais thérapeutiques. Une centaine de tondantes à petites spores furent traitées comparativement, les lésions de la moitié droite de la tête par la teinture d'iode et le Vigo, celles de la moitié gauche par la pommade d'Helmerich et la teinture diode, de la façon suivante : application de la pommade pendant vingt-quatre heures, lavage au savon et à grande eau, badigeonnage de teinture d’iode ;

dès que la teinture d’iode était sèche, réapplication de la

(1) Il y aurait peut-être une autre explication à fournir des résultats négatifs obtenus par la teinture d'iode et l'emplâtre de Vigo. Les cheveux de la tondante à petites spores sont toujours singulièrement fins, tandis que les poils trichophytiques sont plus gros qu'à l’état normal. Il est possible que la difrérence de diamètre de l’orifice pilaire soit pour quelque chose dans la profondeur à laquelle la teinture diode peut pénétrer après une épilation totale ou partielle,

MENU pommade d'Helmerich pendant vingt-quatre heures, et ainsi de suite.

Il est certain que le carbonate de potasse, agissant sur l’iode de la teinture, formait de l’iodure de potassium ; mais ce n'était pas un inconvénient, car liodure ne parait pas beaucoup moins toxique pour les cultures que l’iode lui-même, et, du reste, la majeure partie de l’iode restait en liberté. Le grand avantage qui résultait visiblement de ces applications alternatives étaitune sorte de décapage de l'étu folliculaire : les éléments épidermiques étaient activement exfoliés, et les voies se trouvaient plus largement ouvertes à l’action parasiticide de liode.

En tout cas, l’action du soufre parut bientôt négligeable, et des résultats identiques furent obtenus par la pommade d’Helmerich, ou une simple pommade au carbonate de potasse (1). Ces résultats, les voici:

Tandis que sur les plaques traitées par l’emplâtre de Vigo, les cheveux, épilés avec précaution, cassaient comme auparavant, n'entrainant qu'une portion insignifiante de la racine, du côté traité par le carbonate de potasse, au contraire, après trois semaines au plus, les racines extirpées avaient déjà trois millimètres de profondeur; et si l’on exerçait avec la pince une traction lente et ménagée sur les cheveux malades de la bordure des plaques, on arrivait souvent à extraire en

entier le cheveu avec son bulbe ; il semblait élastique, s’allon-

(HMCAPonatOnTeDOLMAESE DUR UPS MERE EN INA AE 10 gr. Has disfillép si CAN Ets. AS DT On CR ST EN 5 gr. AUUerd'amaAn Tes OUCES NT AA Mine En Ans 5 gr

geait quelque peu, mais venait en totalité par une épilation faite avec une extréme lenteur. Ce résultat est considérable ; tout cheveu ainsi épilé peut être regardé comme guéri; la majeure partie du parasite est éliminée avec lui, et s'il reste des spores dans le follicule, elles sont maintenant accessibles aux médicaments par l’orifice pilaire. On ne saurait trop insister sur l'importance de cette épilation lente : chaque poil ainsi obtenu est un succès qui abrège d’un jour peut-être la durée totale du traitement ; il faut donc recommander aux épileurs des soins extrêmes et la plus grande patience pour atteindre ce but désiré.

On arrive ainsi en quelques mois, ce qui nous paraît sincèrement un résultat rapide, à la guérison apparente, à ce que M. E. Besnier appelle guérison cnique de la maladie. Malheureusement, la guérison réelle est moins aisée. Comme cette longue période terminale entre les deux guérisons présente à peu près les mêmes caractères dans toutes les ton- -dantes, nous allons examiner à part la question de son traite-

ment dans un paragraphe spécial.

Page 1