‹ Les difficultés qui se présentent lorsque l'on veut diminuer la durée du séjour des malades dans les hôpitaux parisiensChapitre 21 sur 35 · LAC E · texte numérisé non relu

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tobre 1936, la personne attend toujours son titre de placement.

E.. Jeanne. Domicile de secours département (Seine-et- Oise). Demande de placement faite le 24 février 1936. Reçoït notification de l’acceptation de son placement à Villejuif en Août 1936. Le 4 décembre 1936, lettre de réclamation au Préfet, cette lettre demeure sans effet. Mlle E... attend toujours son titre de placement.

Il nous semble bien que les administrations n’ont pas beaucoup changé depuis Courteline. IL est évidemment facile d’en rendre, responsable le petit gratte-papier qui, en dernière analyse, remplit les dossiers qu’on lui demande de remplir. Pour faire cesser cet invraisemblable jeu de cache-cache administratif, il nous semble urgent de simplifier une organisation où se mêlent lois et décrets, charité privée et assistance publique, règlements et estimations. Pour cela encore, la Caisse de Solidarité nationale serait utile.

Le placement rapide des vieillards nécessite à peu près les mêmes mesures que celui des incurables. Néanmoins, il y a des différences pratiques non négligeables. D'abord le vieillard est encore valide. Il peut faire son lit. Il n’a pas besoin d’être soigné d’une façon continue, les hospices de vieillards nécessitent donc un personnel moindre que les hospices d’incurables et partant moins de frais. L’allocation allouée au vieillard lui permettrait de se « débrouiller » tout seul beaucoup mieux qu’à l’incurable. Il pourrait aller vivre parmi ses enfants sans être à

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leur charge, ce qui éviterait bien des difficultés familiales. Il pourrait vivre tout seul dans son ancien logement. Mais le placement des vieillards présente des difficultés qui n'existent presque pas pour l’incurable. Le vieillard est plus libre de ses mouvements, partant plus indocile que celui qui reste cloué au lit du matin au soir, et ils ne sont pas rares ceux qui s’en vont de l’hospice pour entrer dans une salle de médecine générale quelques jours après leur fuite de l’hospice.

Il existe enfin à l'heure actuelle nombre de cas particuliers qu’on ne peut trancher que par des moyens de fortune, c’est-à-dire mal : par exemple, on n’admet pas dans les hospices les vieillards souffrant d’ulcère de jambe; mais c’est là une affection bien longue et difficile à guérir définitivement; si bien qu’on est automatiquement voué à voir dans nos salles de Médecine et de Chirurgie générale ces malades chroniques, à moins qu'une allocation leur permette de rester chez eux et de venir aux soins de temps en temps. Quant aux demi-chroniques, ils se différencient des incurables et des vieillards parce qu’ils peuvent travailler soit modérément d’une façon continue soit d’une façon discontinue. Il ne s’agit pas de donner aux demi-chroniques un lit et de quoi vivre. Le but à atteindre, aussi bien pour le malade lui-même que pour la collectivité, est de trouver à ces sujets un travail qui leur soit adapté et qui leur permette de vivre. Néanmoins de tels malades se rangent parmi les chroniques parce qu’ils sont atteints d’une affection qui ne disparaîtra jamais, qui nécessite un trai-

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