‹ Les difficultés qui se présentent lorsque l'on veut diminuer la durée du séjour des malades dans les hôpitaux parisiensChapitre 35 sur 35 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Une telle œuvre administrative demande un certain temps pour être réalisée; il est possible immédiatement de pallier dans une mesure appréciable à certains des maux, dont nous avons relevé l’existence au cours de cette thèse, et nous nous permettons de faire quelques souhaits qui nous semblent avoir été légitimés par les précédents chapitres.

Pour éviter que les vieillards et les incurables fassent un trop long séjour dans nos hôpitaux, on pourrait leur accorder une petite somme, qui leur permettrait de vivre chez eux ou dans leur famille, ce qui désencombrerait les hospices; et pour éviter les lenteurs provoquées par les contestations fatales au sujet du Domicile de Secours, on pourrait leur faire allouer cette somme non par les départements ou les communes, mais par l'Etat. Une caisse nationale de solidarité pour les vieillards et les incurables nous semble être une mesure souhaitable. Pour les demichroniques, on pourrait accorder à certains d’entre eux une petite somme qui leur permettrait de quitter plus vite l’hôpital, et de rester chez eux autant que le médecin de l’hôpital l’estimerait nécessaire; il nous semble aussi qu’on pourrait s’efforcer d'organiser sur

une plus grande échelle, le travail de ces sujets physiquement diminués.

Pour les tubereuleux, il faudrait éviter, nous en avons vu les raisons, de mettre ces malades, ailleurs que dans le centre de triage ou le service spécialisé de l'hôpital. |

La notion de domicile de secours est un des principaux obtacles à leur envoi rapide au sanatorium. Sans supprimer brutalement le domicile de secours, mesure qui nécessiterait une réorganisation complète . de nos méthodes d’assistance, il est possible de décider que le domicile de secours des mineurs soit fonction de l’endroit où il habite et non pas de l’endroit où habite ses parents. Il serait souhaitable aussi de pouvoir faire partir le malade avant que toutes les formalités administratives soient accomplies, suivant la formule de M. Etienne BERNARD, « Le départ d’abord, les papiers ensuite ». Enfin, souvent le malade ne peut être placé qu'avec l'appui financier de plusieurs organismes, et chacun de ces organismes a son propre service de placement. On peut souhaiter un centre unique de placement, commun à l’Assistance Publique, à l'Office Public d'Hygiène Sociale, aux Assurances Sociales.

Pour les convalescents, nous avons vu qu’on peut souhaiter à côté des maisons de repos, des convalescences pour certaines catégories de malades qui pourraient suivre leur régime et y continuer leur traite-ment lorsqu'ils n’auraient plus besoin d’une surveillance médicale continue; des maisons où l’on pourrait

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faire aux suppurants chroniques des pansements espacés. Et qu’on pourrait enfin leur accorder une petite somme dans des cas bien spéciaux; par exemple, à une mère qui surveillerait chez elle son petit enfant plâtré au lieu de le laisser à l’hôpital.

De telles réalisations rendraient de grands services aux vieillards, aux malades, aux finances publiques et aux médecins, en permettant de diminuer la durée du séjour des malades dans les hôpitaux parisiens.

Le Président de la Thèse, Le Doyen, BEZANCON-: Roussy.

Vu et Permis d’imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris, CHARLÉTY.

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