‹ Les difficultés qui se présentent lorsque l'on veut diminuer la durée du séjour des malades dans les hôpitaux parisiensChapitre 6 sur 35 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Il n’est pas rare de voir des malades rester des mois dans les services actifs de nos hôpitaux parisiens. Ce sont des vieillards ou des incurables, des tuberculeux en attente d’un départ au sanatorium, parfois même des sujets qui ont besoin seulement d’une convalescence d’assez longue durée. Or, nos hôpitaux actuels ne sont pas faits pour de tels malades. Ils ont surtout pour but de permettre au médecin le diagnostic le plus rapide et le plus approfondi possible des affections aiguës et de permettre le traitement de ces affections. Cette contradiction entre la réalité et le but qu’on s’était proposé, n’est pas l'effet du hasard; et il ne nous semble pas inutile, avant d'étudier le problème tel qu’il se pose de nos jours, de rappeler quel sort les civilisations et les générations qui nous ont précédé ont réservé aux malheureux. Nous n’avons évidemment pas l’intention d’exposer même très schématiquement l’histoire de l'assistance aux misérables depuis l’antiquité jusqu’à nos jours. Nous voudrions seulement rappeler comment les conceptions se sont modifiées au cours des siècles, en insistant un peu sur les problèmes qui seront évoqués dans cette thèse.

C’est une notion fort ancienne que celle de l’assistance aux misérables. La plus ancienne variété d’aide

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