‹ Les difficultés qui se présentent lorsque l'on veut diminuer la durée du séjour des malades dans les hôpitaux parisiensChapitre 7 sur 35 · AGDE · texte numérisé non relu

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sociale fut l’assistance par la famille et le clan. Au Japon, par exemple, où des brides d’organisation archaique persistèrent jusqu’au XIX:° siècle, toute personne qui se trouvait dans le besoin devait être aidée par sa famille, ou à défaut de celle-ci, par le voisin ; s’il s’agissait d’un voyageur, par les habitants du village ou du quartier.

Chez les Hébreux, société purement agricole, on trouve déjà un début d’assistance. Pourtant la législation sociale rappelle encore un temps où la terre appartenait à tous. Les terres étaient en effet partagées à nouveau tous les 50 ans. Les dettes (cette plaie du monde antique) étaient rayées tous les 7 ans, et le Juif esclave pour dettes libéré à cette époque. Quant à l’assistance proprement dite, elle avait deux aspects. Certaines aumônes étaient déterminées par la Loi :

Obligation de réserver pour les pauvres un petit coin de chaque champ, 1/60 de la récolte en principe. Mais les choses n’allaient pas sans contestation, certains Rabbi, prétendant que la réserve d’un seul épi suffisait à contenter le Seigneur.

Droit de glanage pour les pauvres dans les champs des riches. On peut d’ailleurs, encore de nos jours, constater dans certaines campagnes de France, lobservance d’une coutume analogue,

Privilège des années sabatiques et jubilaires. C’està-dire que tous les 7 ans et tous les 50 ans la terre n'était pas cultivée, et ce qui poussait tout seul appartenait aux pauvres.

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