‹ Les Dilatations Bronchiques et la Tuberculose PulmonaireChapitre 44 sur 50 · OBSERVATION XXXIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXIV

(De MM. bb BERNARD et Maurice Lay, dns le Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux, du 29-4- -1027). :

« Henri Gb âgé de 28 ans, emplové des postes, tousse et crache depuis 1918 sans, pour cela, que son état général soit altéré. ;

En février 1926, le malade maigrit, tousse davantage. rejette, le matin au réveil, une expectoration très abon- \ dante qui renferme des bacilles de Koch. Dans les régions sous-claviculaires, sus et sous-épineuses droites, il va une matité au niveau de laquelle il existe de la bronchophonie ; : quelques râles humides s'entendent dans la fosse sus-épineuse droite. L'examen radiologique permet de constater Ë

à droite une forte rétraction de l’hémithorax, une nette attraction du médiastin vers la droite, une ombre opaque centrée par deux images claires jumelées et sous-claviculaires occupant le tiers supérieur du champ pulmonaire.

Entre mars et novembre 1926, lé malade fait deux séjours à la campagne, dans l’intervalle desquels, la recherche | des bacilles de Koch dans les crachats fut pratiquée, à quatre reprises, deux fois après HORÉSRA AUS et donna

- un résultat négatif.

Le 13 novembre 1926, l’état est stationnaire cependant l’expectoration est très abondante et ne contient pas de bacilles de Koch ; et pourtant, entre le 13 novembre et le 8 Janvier, la recherche des bacilles dans l’expectoration fut recherchée seize fois, trois fois par examen direct et treize fois après homogénéisation. Deux fois, sans succès, la recherche fut effectuée dans les selles, Cependant, les crachats furent inoeulés à des cobayes : chez deux d’entre

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eux un abcès caséeux renfermant des bacilles de Koch se formèrent au point d’inoculation. Etant donné cette abondante expectoration privée de bacilles, il fut pratiqué une injection intra-trachéale de lipiodol qui mit en évidence des dilatations bronchiques où moniliforme ou « en doigts

de gants » ou Cen nids de pigeon ».

De tout cela on doit retenir que les bronchectasies peuvent compliquer toutes les formes de tubereulose pulmonaire. Leur production n’est pas commune ; mais leur fréquence est assez grande pour avoir permis de suivre dans le service de M. JAcos un cas de bronchectasies consécutives à une tuberculose pulmonaire ulcéro-fibreuse.

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