RÉVULSION
sorte, des pointes de l'eu, des vésicatoires volants, des cataplasmes sinapisés, des emplâtres et d'autres révulsifs plus ou moins violents. Nous ne connaissons pas de meilleur moyen que la compresse humide, tantôt chaude, tantôt froide, selon le tempérament et les aptitudes de chaque individu. La compresse froide, dite compresse de Priessnitz, consiste en un simple mouchoir plié en quatre et trempé dans l'eau froide. On l'applique sur le creux épigastrique ot ou le recouvre de taffetas gommé. On maintient le tout à l'aide d'un bandage de flanelle. L'impression de froid une fois passée, la compresse humide détermine une sensation de chaleur.
Quelques malades ne supportant pas le froid et ne pouvant réagir, on peut leur conseiller une compresse chaude. Pour maintenir cette chaleur, \Mnternitz conseille.de placer au-dessus de la compresse un serpentin dans lequel on fait circuler de l'eau à 40°. Tout récemment, M. Larat a présenté à la Société de Thérapeutique un petit appareil, le « thermoplasme électrique », qui utilise l'électricité pour chauffer une compresse souple. Il se compose d'une compresse chauffante, formée par des plaquettes de mica reliées entre elles par un fil souple et contenues dans une enveloppe d'amiante, recouverte elle-même d'un sachet de molleton. La compresse ainsi constituée affecte une forme rectangulaire. Elle est reliée par un fil souple à un régulateur thermique. Cet appareil peut être employé soit isolément (chaleur sèche), soit avec une compresse huniide qu'il maintient indéfiniment à une température constante.
TRAITEMENT