‹ Les diners artistiques et littéraires de ParisChapitre 12 sur 58 · LA VRILLE · texte numérisé non relu

LA VRILLE

Ce dîner a été fondé en 1879, et la première réunion a eu lieu chez Notta, le 22 avril de la môme année. Il ne compte que quarante membres — comme l'Académie française — qui s'intitulent, jeunes. Pour en faire partie il faut être peintre, graveur, sculpteur, architecte, littérateur ou musicien ; c'est une condition qui n'admet pas d'exception.

Le titre de la Vrille est le résultat d'un jeu de mots d'une valeur contestable. Ayant été fondé au mois d'avril il prit le nom de Dîners de l'avril, pour arrivera la Vrille une simple plaisanterie suffit.

Le président est M. Roger-Ballue, inspecteur des beaux arts ; vice-président, Jules Garnier, peintre,

dont les œuvres sont fort appréciées des amateurs. Nous citerons le Droit du Seigneur, salon de 1892; le Supplice des adultères, 1876 ; le Roi s'amuse, 1874 ; la Sultane favorite, 1877; le Libérateur du territoire, 1878 , le Retour de là kermesse, 1879 î Rabelais, curé de Meudon, 1880. Secrétaire, Gustave Toudouze, homme de lettres, lauréat de l'Académie, auteur de plusieurs romans qui ont été remarqués.

En font encore partie : Henri Pille, aqua-fortiste ; E. Duez, décoré en 1880; Guillemet, décoré à la même époque ; les deux frères Hillemacher, fils du peintre de ce nom, tous les deux musiciens détalent. Le plus jeune, suivant les traces de son frère, a remporté, en 1880, le grand prix de Rome. Eugène Champollion, aqua-fortiste, médaillé en 1879; Alfred Roll, peintre, auteur de la Grève des Mineurs ; Damoy, le paysagiste; Jourdain, architecte; Aimé Morot, peintre, qui a obtenu la médaille d'honneur du Salon de 1880 pour son tableau le Bon Samaritain ; Léon Barillot, animalier, médaillé en 1880 ;

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