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LE POT-DE-FEU

Parmi les dîners artistiques si nombreux, nous citerons le Pot-de-feu, fondé le jeudi 29 décembre 1881 . Il a pour président Mme Judith Gautier, fille de l'illustre écrivain. Mme Gautier est elle-même un écrivain de grande valeur, son instruction est très développée, et le Pot-de-feu en la choisissant comme présidente, a rendu tout à la fois hommage à la beauté et au talent.

Les autres dîneurs sont : MM. Henry Cochin, qui porte dignement un nom doublement célèbre sous le rapport de la charité et de la littérature ; Emile Blémond, un poète ; Ernest d'Hervilly, encore un ciseleur de vers ; Adolphe Racot, qui fait au Figaro la

Revue de la presse, signe à la Ga\eite de France ses chroniques du pseudonyme de Dangeau, et trouve encore le moyen d'écrire des romans fort intéressants.

Les frères Charavay, éditeurs de beaux livres, sont des habitués fidèles du dîner. L'aîné, Etienne, est toujours à la piste d'autographes et les catalogues de ces lettres réunies avec tant de peine sont des plus curieux. M. Robert de Bonnières est un gentilhomme de lettres, il a écrit au Figaro sous le nom de Janus. Il signe au Gaulois du pseudonyme R. Estienne. M. Fernand Calmettes est chargé de la direction artistique de la librairie Charavay ; M. Anatole France, un poète doublé d'un romancier, en est le directeur littéraire.

M. Léon Barracand a publié quelques volumes de vers signés d'un pseudonyme : Léon Grandet ; M. Adolphe Badin, rédacteur de la Nouvelle Bévue que dirige une femme charmante, Mme Edmond Adam; MM. Alfred Bonsergent, Florentin Loriot,

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