L ABBE GAGLIANI
Les dévots en concluent que la vertu la plus renommée du paganisme étoit fausse, et que l'Évangile seul a donné l'idée et fixé les principes de la véritable.
Laissons cette discussion et bornons-nous à dire une vérité que personne n'osera contester ; c'est que le livre en général est très-philosophique.
( i65) d'alembert.
' Parfaitement écrit , ^et qu'il fera époque dans la littérature. c. ' . .
LE BAROir.
Pourquoi donc, chevailier, n'êtes -vous pas
venu dîner?
LE CHEVALIER
En ma nouvelle qualité dejiatteur des dévots, j'ai été' forcé d'assister à un sertnon prêché devant le Roi. ' •
d'alembert.
Le Roi feroit beaucoup mieux de profiter des nôtres.
le chevalier.
Pour que la vérité soit admise à la Cotu', il lui £siut une autorité plus qu'humaine.
Il est vrai que pour les princes Tautorité de la raison n'est qu'une bagatelle.
LE CHEVi||.LÏER..
Rendons justice aux prédicateurs, et convenons que le^ prêtres ont im iiq^le langage dans les chaires des chapelles royales ^ et même sans avoir les talens des Bossuet , des Bourdaloue , des Massillon. .
d'alembert.
- . Noos ne voyons pas* -que ces discotirs soient fort utiles (i).
LB CHEVALIER
, ; IJs. le sp^t, toujours jusqu'à un certain point , et nous ne savons pas ce que les rois seroient et ^feroient, s'ils ne les entendoient jamais.
r niDEltOT.
> ; . 11^' pQ deyiendroient certainement ni cagots ^ ni persécuteurs.
LE C^EVAL;lER.
, Ouiy dy^'de& ministres philosophes; mais où les trouver ?
. 1)'aL£MBERT.
Ea. vous, mpmmaixt.
XE CHEVALIER
C'est ce qu'on ne fera sûrement pas.
• d'alembert. .
Tant pis pour l'État et pour les lettres.
HëLVETIUB régairâsUità sa montre.
Comme on s'oublie dans de tels entretiens ! je me> sauve , car }!ai (déjà masqué deux rendezvous. . ' ' .
LE BARON
Le troisième est donc bien intéressant ?
HELVÉTITTS.
* Jugez^n, puisque j*ai le courage de vous quitter. (Dsort. ) •
LE BARON
M. le chevalier , avez- vous lu son ouvrage ? le livre de f Esprit.