‹ Les diners du baron d'Holbach, dans lesquels se trouvent rassemblés uneChapitre 1 sur 32 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

J'ai écrit, ily a quelques années, dans un de mes ouvrages (a), k phrase suiviatite : il ne faut plus peindre désormais lès philosophes que par leurs p't^opréihveuxy par les lettres quHs nous vnt laissées, et par des citations de leurs propres oûi^rages; mais * cet ouVtage alors n'eût pas ë¥^ entièrement complet, nous ti-àvîons pas encore les scandaleux Mémoires êedtesdantesd'Épinay, dé Grqfflgnf, de fàèèéMohellei , eft \k Suppléhient à la Cbrrespondànce * dé MM. dé Voltaire eé de d'Alentbert. '"''^ '''''' ' ' "^ ' ;;" " * '• ' ' ^y Aprésêht rien îié "tixiuk manqué ptfilr^eih-

• (a) Mon Dietwnnaipè thd^ùè à mrdldes Btiq'aèUes^ de hJUttémtu^e y i3fef.(|/iïwip>:^tp;^!d»$Mon va fafre une nouviçlla 4{^ition|rSgUS jâ^p^j^ér^cab^e .)i^r« '\^V^ tionnaire anti-^philosophiste y titre qu'il aurok dû tou«* jours avoir. , , . , ^ . .... \

dre avec une exactitude scrupuleuse et une frayante vérité' les philosophes du dix-huitième siècle.. :

Les écrivains les plus estimables ont publié successivenient, dans l'espace d'un demi-siëcle , d'excellentes réfutations des erreurs en tous les genres de M- de Voltaire 0t à^^^e^,^^P^^^}^J^ l m^is.pe^ réfutatioïiis^,q|bi . i^'éi;pien^;5Qutenue$^ par aucune ç^ale, 3Qnt ïjjalheurçusement toçil^ées ^dans , rpubji ; ^ 4'âiUejirs ,50' çomra(î 9^ Fa dif ^ ces çriiiqu^s ne.poa^yc^ent être complètes jeç^ diss^nainees . dam .n^.jgm^à^ npmbr.e^^(Je, vplumçf ,. jslles a'cfffjçnt poipt J^n eqs^yy^le ^sses^ frappapt

de *cçs.|)CTJ3dcieu&es vd<?^ ^qui^ l'^S|¥i:it

. ^Çi^r^V.MR^f '^^^J^"^^^^ J^ai

. xp^ip^^^^ renfernier ce fiéplorable ta|)1^2^u

dans un cadre historique y car les dimrs xlu

J'ai coniiu (à l'exception de MM- Helvétius et /< Did^ïiit^u&ksJittéirateui^qui^e trou^^

ktes miîiiônisv^t'j^'^ p^^^ ^^^^ ma jèu- - tiëss^^aùS îâ s6d^é'la^ plus- itïtitoie à^efe les

{a) Voyez les Mémoires de rabbé MoreUety

gens de la. Cour que j ai places dans cet ou* vrage, dont les uns alloient en effet quel-* quefois chez le baron d'Holbach et les âu« très chez mesdaûtnes Necker et du Deffant : comme ma mémoire est fidèle, et que j'ai toujours eu d'ailleurs l'habitude d'écrire tout ce que j'ai entendu dire de remarquable, je puis assurer que j'ai conservé à tous ceux qui n'ont laissé ni mémoires, ni livres^ leur caractère, leur ton, leurs sentimens, et jusqu'au genre de leur esprit; quant aux encyclopédistes, je ne place dans leur bouche que ce qu41s ont écrit dans leurs lettres, leurs mémoires, leurs ouvrages^, et toujours avec les citatipns du volume, de lapage> etc; ainsi, tout est vrai dans ce livre; je ne plac^ qu'un seul personnage anonyme (le marquis de **), m^is auquel je ne donne que des sentimens que j'ai entendu mille foif exprimer à des ^ens de sa classe : je pourrois citer entre autres MM; de Vaudreuil, d'Escars, de Thiar^, de Dama$, de Serent, d'Osmond; les ducs de Nivernois,deVilter quier, de Gontaut et ses neveux, de Brogliâ, de Coigni et ses frères; les maréchaux de Balincour, d'Estrée, de Castries; les mar-

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quis de Puisieux ^ de Durf ort , de Donissan, etc-, etc, {a).

Non-seulement je n ai fait dire aux philosophes que ce qu'ils ont écrit; mais je n ai point cité les impiétés, les blasphèmes et les obscénités que la main d'une femme chrétienne (quel que soit son âge) ne pourroit copier; je ne me suis pas même permis de faire mention des anecdotes scandaleuses et très -authentiques qui se trouvent dans la vie de M. de Voltaire ; je n'ai parlé ni de ses procès avec des libraires , ni de la ruine du malheureux Jorey^m de celle du juif de Berlin, qui eut tant d'éclat et de publicité, etc.; et cependant, malgré ces suppressions et tant de retenue, les principes philosophiques du dernier siècle , rassemblés dans un seul volume, offriront à tous les lecteurs une doctrine hideuse et révoltante. Que seroitce donc , si j'avois tout dit ?.. .

Maintenatit, je demanderai aux partisans passionnés de M. de Voltaire, d'où peut venir cette adoration exclusive qu'ils ont pour lui? Est-ce parce que vous le regardez comme

(d) On en trouvera ehcore quelques autres sous leurs noms, au dernier chapitre.

un génie universel ? c'est une pkrase qu'on a beaucoup répétée , mais qui ne persuadera personne aujourd'hui- Est-ce conune historien que vous admirez M. de Voltaire?

Tout ouvrage qui n'a pas le ton qu'il doit avoir^ manque de goût , et ce seul défaut emr pêcheroit M. de Voltaire d'être placé au rang des bons historiens. Outre le ton ëpigrammatique qu'on s'accorde à lui reprocher, il manque sans cesse, en écrivant l'histoire, aux convenances les plus connues et les plus généralement suivies; par exemple, dans l'histoire de Charles XII, il se cite lui-même, non en note, mais dans le cours de l'ouvrage et de la narration, qu'il interrompt pour raconter ce qu'il a vu et ce qu'il a entendu.dire dans sa première jeunesse- Mais, quand son style seroit aussi parfait à cet égard qu'il l'est d'ailleurs par le naturel et la clarté, il n'en mériteroit pas moins d'être exclu de la liste des historiens estimables; car nul autre n'a fait des bévues historiques plus étr;|nges, et des mensonges aussi audacieux et aussi multipliés; écoutons le lui-même sur ce pQiuV en envoyant à son ami Damilaville un mprr .ceau d'histoire manuscrit « il lui dit: '

< Nous étions convenns^ maigre la loi de p l'histoire, de supprimer des vérités; psùr- 3> eourez ce manuscrit, et si vous y trouvez » quelque vérité qu'il faille encore immoler, y> ayez la bonté de m'en avertir. j^{Lettresde Voltaire.)

Ici toute réflexion seroit inutile; nous n'en ferons point.

Ce n'est assurément pas $ur ses opéras, ses poésies lyriques , ses odes et ses comédies que votre admiration est fondée; ses poésies fugitives, fort au-dessous de la réputation que n}Ous leur avez donnée, sont trèsinférieures à celles de Gresset : ce n'est pas non plus ce poème si froid, la Henriade, qui peut causer de Tenthousi^me; il a fait sans doute de belles tragédies, mais outre les plagiats sans nombre qu elles contiennent , vous conviendrez, que, sous ce rapport, le génie du grand Corneille et celui du grand Racme sont bien supérieurs au sien. Comme vous nous aàsurez, que vous êtes tous émineviment français, vous devriez tous détester l'écriVJiin qui fut éminemment anti^ français; Fécrivain qui élevoit sans cesse là nation anglaise $u^dessus de la nôtre; Técri-

vain, cpii appeloit ses compatriotes des f^'^elcJpes^ et la France^ le pays des singes et des tigres; récrivain (jui s'est moqué mille fois ouvertement dé V amour d^ la patrie, et qui dit, dans son Dictionnaire(motpatne\mx on ne. doit pas être plus attaché à son pays, que le jouQur he.peut l^être à une table de jeu à laquell^ il reste tant quil gagne, et qu'il ^tte sans regret des* qu'il perd,

Ce n'est pas, quoi que vous en disie?^ spn ardent amour pour Vhumanifë, qui vous attachp si fortement à lui. Un phitarUrope pourroit-il former ïe projet d'ariéajQtir, dans son pays etdansrÉurope entière, la Religion chrétienne, les gouverpemens ét;abUs,et de corrompre les moeurs? {a) Vous n'ignorer, pas que M. de Voltaîrp fut le plus intolérant de tous lesi hommeii; qull soUiqjitpit sans cesse dés lettres decàcH/et pour faire enfermer ses adversaires; qu'il fut un ^jersécuteur implacable ; qu'il méprisoit lé peuple qu'il appeloit de la canaille (et ce qui pourra vpu3 parojitrç plus-o^iiniinçlL: pjicçr^), q^'il

(a). Tous ces faîtç sont proùyes dans li^^courç àe l'ouvrage par dés citations irrécùsal^)es»

se déclara formellement contre le système de \ égalité y entre autres daiis le siècle de Louis XV^ page 37^9, où il appelle lés maximes du système de l'égalité y cfe^ impertinent' ces dignes de V Hôpital des Fous.

Vous savez aussi qu'il prodigua les flatteries les plus basses et le*s j4lus viles aux gens en place et aux princes, avec lesquels il eut quelques rapports. Il est vrai qu'il a dit et répété, dans son Dictionnaire et dans beaucoup d'autres ouvrages , qu'on . doit reprocher aux auteurs religieux du siècle de Louis XIV de n'avoir point parle contre la guerre. Tous en ont parlé ^ entre autres Mascaron (a),Bossuet, Fénélpri, et même Boileau dans ses satires, et avec une énergie qp.'on n'a point eue depuis; et voici ce que le philosophe y oitÀive écrivoit à rimpératrice dé Russie , Catherine lï :

« Mes. consolations sont vos victoires, et

(ç) Qui , prêcKant aevafttlfe -Koî , après h. dôhquète de la Franche-Gomté , dit que les uoleurs de grands efiemins sont beaucoup moins coupables que les con^ quJrans(yojez les SermoHns de Mascawn et les Lettres de madame de Maintenon).

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B ma crainte est que Votre Majesté ne fasse y? la paix Fhîver prochain (a). 3)

Il étoit difficile, au commencement du dixhuitiëme siècle, d^étonner et dp subjuguer Vadmiration d*un public qui gémissoit encore sur la perte récente des plus grands hommes que la France ait produits. Il sembloit que ces génies sublimes eussent moissonné tous les lauriers immortels que peuvent obtenir la raison et la vertu réunies au talent. Frappés de ces considérations effrayantes , lés beaux esprits de ce temps prirent un parti désespéré. Eh! bien, dirent-ils^ frayons-nous une autre route, confondons toutes les idées, bouleversons tous les principes , flattons les passions , détruisons la Religion, et nous appellerons, cette nouvelle doctrine, de Is, philosophie. Nous ferons des

(a) C'est le même philosophe qui écrivoit au Roi de Prnsse, sur le partage de la Pologne : « On prétend que » c'est vous , Sire , qui ayez imaginé le partage de la » Pologne; et jç le ctois, parce qu'il y a là du génie. »

Dans sa réponse, Icf Roi reçut très-mal ce compliment ; dans toutes ses réponse^, ce prince est infiniment supérieur à Voltaire, par la politique, la droiture et la morale.

tragédies philosophiques^ en y instant une certaine quantité de maximes séditieiises et une multitude de vers contre Jes prêtres et la Religion. Nous ferons dçs.çont;esj7&[Za»sophiques, des contes licencieux et remplis d'impiétés. Nous serp;Qs aussi moralistes : pour jcela, nous pillerons Fenélon, Pascal, Massillon et autres , et nous y joindrons \ui fond de philosophie , c'est-à-dire dii pyrrhonisme et des peintures libres et voluptueuses ^ qui puissent séduire la jeiin^^set. Nous écrirons l'histoire, non comme Bpssuet^ mais en philosophes, en apostrophant insolemment les rois, en outrageant l'autorité souveraine et les nations entièi^es, en calomniant le clergé , les papes et la Religion. * ;

Vous répondrez sans doute à ces questions pressantes, (]\xe\e genre humain doit à VoU taire le mépris du fanatisnie : je pourrois vous objecter, qu'il nous, a été prouvé que le fanatisme philosophique est le plus pernicieux et le plus cruel de tous^ mais je me contenterai de vous faire encore les questions suivantes : en supposant, ce qiiiî néiît pas, que le fanatisme eût encore alors proj-

duit des troubles et des crimes^ pc^uvoit-on ]e combattre plus BÛrement qu'en lui opposant les maximes de FÉvangile ? Et pour anéantir le fanatisme^ falloit-il corrompre les moeurs, àter aux méchans un frein re* doutafole^ ravir aux infortunes une unique consolation , et priver la vertu d'une sublime espérance? Falloit-il enfin écrire et répéter avec tant d'acharnement : Il ny a point de Religion, il a y a point de Dieu; quahd on pouvoit dire : la Religion réproiwe , abhorre vos fureurs; vous outragez le Dieu de paix que vous croyez honorer; lisez VÈvàrir gile, nen croyez que ce livre divin, sacré dépositaire de V éternelle vérité! Qu'ont dit les philosophes sur les droits de l'humanité, sur la tolérance, l'indulgence fraternelle, que rÉvangile ne dise avec plus de force et d'é- . nergie? Ils ont exhorté les hommes à s aimer, à vivre en paix , et l'Évangile le commande. Les philosophes ont-ils pensé que leurs exhortations auroient plus de poids que les ordres de Dieu? S'ils étoient guidés par l'intérêt public , n'ont-ils pas agi contre leur véritable but? et peut-on concevoir une conduite -si inconséquente^ si absurde, unîf

à un orgueil éi extravagant? Mais non, Fa* mour de l'humanité, indépendamment même de la foi, n'eût jamais inspiré de semblables projets. Ce sentiment doux et pur «ût fait sentir toute Futilité d'une religion qui prescrit toutes les vertus, et qui nous ordonne si formellement de pardonner, de supporter les foiblesses , les erreurs de ceux qui s'égarent; de n'employer, pour les ramener, que la douceur, la patience et la raison ; défaire du bien à tout le monde^ même a ceux qui ne sont pas entrés par la foi dans la maison du Seigneur; de prier pour nos ennenris ; de leur rendre le bi^n pour le mal, etc.

Ce n'est pas le caractère de M. de Voltaire qui vous a séduits ; car il n'y en eut jamais de plus vil, de plus lâche et de plus hypocrite : durant le cours de sa longue carrière, il a désavoué mille fois ses écrits, et calomnié ceux qui lesattaquoient. Ses lettres au roi Stanislas, à Févêque de Mirepoix, à Don Calmet, etc, sont de Fhypocrisie la plus odieuse et la plus inconcevable ; avec de la droiture et de Félévation d'âme , il est impossible de rfêtre pâ^ profondément indi-

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gné de tant d'impestures et de duplicité. Je réitère ma question : quelle est donc la cause de votre enthqusîasme pour cet écrivain? Je ne vous ferai point l'injure de croire qu'il soit fondé sur des libelles atroces, dont le mensonge et la plus noire ^1^ plus grossière méchanceté font tout le sel, ni sur des écrits d'une exécrable impiété et d'un cynisme affreux, aussi dégoûtant qu'effronté; j'aimé mieux trouver votre exclusive et véhémente admiration, incompréhensible, que d'y découvrir des motifs odieux qui déshonoreroient égalemeijt votre goût, vos sentimens et vos principes.

Cet ouvrage , malgré sa médiocrité, est à l'abri de toutes réfutations, parce qu'il est entièrement fondé sur des faits incontestables et sur des citations de la plus parfaite exactitude; il faudra donc se borner à dire vaguement que l'ouvrage est détestable^ et vraisemblablement certains journalistes ne manqueront pas d'ajouter que j'y soutiens

nettement que M. de Voltaire est inepte ,

et que j'ai découvert qu'au fond il n'est qu'un sot; si j'avois fait une telle découx^rtej elle vaudroit la peine d'être publiée, car elle se-

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roit trèft^'totmante ; mais je ne puis m'attrittticr cette gloire. M. de la Harpe, qu'on n'accusera pas (même dans son Cours de Ut-^ térature) d'avoir cherche à rabaisser leis vrais talens de M. de Voltaire, dit que l'esprit supérieur de cet écrivain ne Ta pas préserve du ridicule d'écrire beaucoup d'inepties et de héUseSy assertion qui est prouvée par un grand nonjbre de citations ; et voilà ce que j'ai rapporté dans ce livre. Ainsi^ noh-seillè.ment je n'ai pas dit que M. dé Voltaire fut inepte^ mais ce n'est pas moi qui me suis servie du mot ineptie^ eri citant dés passages auxquels cette épithète convenoit si bien; je n'ai fait en cela que copierM.de la Harpe. Comme j'ai, depuis 46 ans, le mérite d'avoir bravé dans tous mes ouvrages, et même les plus; frivoles, les ressentimens si redoutés des philosophes modernes et de leurs partisans, je ne fais nullement un acte de courage ^ en publiant Tes Dîners du baron é/'^o/^adA; d'ailleurs, je suis persuadée qu'il existe de belles âmes dans tous les partis , et cell^-là seront suremept frappées de lia toasse d'erreurs, de sophismes monstrueux, d'inconséquences, de noirceurs, de grossière-

tés,tfe^^ehs6Dtgfei cklôthnieui et de basses làéeKàùcetes , que,- diins un séui volume, foffrèà leût- îAéiiitàtibîi ;ijé ne risque point de m^àttîrer ^â'haîriè dès coeurs' rioMes et gênértltt-'ilèst fàkAÎèxlé'rt^

àtrti4s;' i '• \' '\' '';:'■ "••••". ■■ ■

'J'ki vd de'btericprés la lûc/rt, il y a neuf mois ; iiSîs, àmon âge^quàtad ia tombe se referme, elle reste toujours entr'ouverte!

Cest dans les langueurs d une pénible ^convalescence que j'ai fait plus des trois-quarts de cet ouvrage : j'ai cru souvent que je succomberois à ce travail prodigieux , et cette idée, loin de le ralentir^ me donnoit de nouvelles forces pour le continuer. J'aurois vivement regretté, en ïnourant, de n'avoir pu payer cette dernière dette à mon pays et à la jeunesse que j'ai tant aimée!.... J'auroiseu néanmoins une puissante consolation, en pensant que je laissois en France d'illustres défenseurs de la bonne cause, dont les talens sont mille fois supérieurs aux miens.

Comme auteur, je tiens si peu de place dans ce livre , que je n'y puis mettre un grai^l intérêt d'amour-propre ; je n'y suis 'qu'un éditeur laborieux, infatigable. Ce n'est pas

dans rabattement natwel de la yieille^^ et quand toutes les illusiions de 1^. yie s'évar nouissent, que Ton peutvœalgre des s^ou^ frances ha]:ûtuelles,co]^po$er un livrOjDOjiff briller et pour obtenir des éloges; je a'ai<^j^ guidée, soutenue et fortifiée que par l,e »4f^sir et l'espoir d'être utile; si qa vaçu ^t e^auce% je serai, en dépit. dc^ mouveapx libelle^, pleinement satisfaite. , r : ;

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