VEurope depuis ravénêmem du roi Louit- Philippe^ t. lu
jusqu'alors; le vieux roi de Prusse, sous rinflueuce de la princesse de Liegnitz, croit indispensable le maintien de la paix; et comme il faut un intermédiaire auprès du nouveau gouvernement, avec habileté il choisit le baron Alexandre de Humboldt, parce qu*il le sait parfaitement bien posé auprès du parti triomphant. C'est lui qui porte les lettres de reconnaissance de la nouvelle dynastie ; toutes les fois qu'il y a une communication privée, conciliante, à travers toutes les difficultés de gouvernement, c'est M. de Humboldt qui s*en charge. Ses voyages se multiplient, il devient presque un habitant de Paris, et c'est au palais de l'Institut qu'il s'abrite comme pour garder ce caractère scientifique , dont il se glorifie justement. Tandis que son frère Guillaume de Humboldt est entièrement retiré dans ses terres *, après avoir joué un rôle important dans les derniers temps de l'Empire et de la Restauration, Alexandre, lui, semble renaitre au contraire pour la politique au milieu de la nouvelle époque, et il obtient ainsi toute Ijsi confiance du vieux roi de Prusse et de la princesse de Liegnitz.
Cette situation a duré jusqu'à l'avènement du roi de Prusse actuel, prince d'intelligence qui , en renonçant à la politique active de la guerre et de la conquête , s'est plus spécialement voué à la direction des esprits et à l'administration de la Prusse. Sous le vieux roi, une multitude de difficultés