IV
Tappréciation de rhomme d*État dont je vais me faire rhistorien.
Bordeaux est une vOle véritablement d'élite ; il règne dans le conunerce, dans la bourgeoisie comme dans la noblesse et dans le barreau, un esprit fin, délicat, une élégance de formes et de manières ; et tout cela mêlé à je ne sais quoi d'un caractère hardi, un peu gascon, qui ne doute de rien, brave, courageui : des lumières dans le commeroef delà parole élégante et facile dans le barreau ; légitimistes au fond du cœur , libéraux dans la forme , mélange de philosophie et de religion, avec une facilité de mœurs extrême et l'esprit de famille, un certain décousu de vie et un désir de fortoBe; an demeurant de belles cpialités du cœur et de Tâme.
C'est dans cette ville de Bordeaux que naquit M. de Martignac, en 1776 , d'une famille de robe, dont le nom ori|i* naire était Algay ; on trouve quelques aotéoédenta littéraires dans cette lignée des M artignac ; nn de ses anoMra s'était fait le traducteur de poètes latins : empreintes de ihmiHe qui ne se perdent pas ; il oomptait aosii piurmi ses ancêtres, des conseillers au pariement de Bordeaux* 11 fut élevé au même collège que M. de Peyronnet son ami, esprit studieux, plein de courage, i^ révolutioa le prit à quatorze ans environ ( toutes les têtes alors fermentaient, et sa jeunesse fut mêlée aux premiers actes de la Gironde.
le ne sache pas de cœurs et de têtes politiques qui m'aient