‹ Les dirigeables: étude complète de la direction des ballons des tentatives réalisées, et desChapitre 15 sur 65 · CONDITIONS DU PROBLÈME DE U DIRIGEABILITÉ · texte numérisé non relu

CONDITIONS DU PROBLÈME DE U DIRIGEABILITÉ

Aussitôt que les premières monigolfières et les premiers ballons eurent montré que le séjour dans l'almosphère était possible, les savants et les inventeurs entreprirent-ils d'assurer la conquête de l'air eu se dirigeant d'un lieu à un autre.

Ils virent facilement que sans la direction la prétendue conquête de l'air n'est qu'un mot, car l'aérostat emporté par les courants aériens au g'ré de leur caprices est bien plutôt le prisonnier que le vainqueur des éléments.

Les tentatives qui eurent lieu jusqu'à ces dernières années ont presque toutes échoué ; faut-il conclure de là « qu'il n'y a pas de point d'appui sur l'air » ? La réponse ne se laisse pas attendre, on la devine.

Pour arriver à montrer la valeur des résultats obtenus, il suffit de rechercher les conditions nécessaires imposées par la nature même de la question et par l'état actuel de la science.

H. Andbé. — Les Dirigeables. 5

LES DIBIGEABLES

Nous allons donc dès maiiitenanl essayer de dtïgageP^ ces conditions dont la connaissance permettra d'appré^B cier les expériences faites el de voir dans quelle voie ilfl convient de rechercher le progrès.

Rôle du vent. — II est nécessaire, tout d'abord, de défi nir le rôle du vent dans la navigation aérienne.

Dans une brillante conférence faite, le 8 avril [81 la Société des Amis des Sciences, le colonel Renard ï parfaitement défini le râle du venl, et s'est exprimé ainsi :

« Pour un observateur placé au sol, le vent si « manifestant par des efforts qui ont fait employer lei « expressions de violence, n'existe pas pour l'aéronaute. ' (I 11 consiste, en elTet, tout simplement par un déplace^fl « ment qui, à un moment donné et dans les limites d^ « la région actuellement parcourue par le ballon, « être considéré comme rectïligne el uniforme.

« Ainsi le vent n'existe pas pour l'aéronaute parcft: Il qu'il appartient à l'air et non au sol.

n Tout se passe donc pour le navire aérien, qu'il solti n ou non dirigeable, comme si l'air était immobile. Lai « fumée d'une cigarette s'élèverait verticalement à bord « de la nacelle d'un ballon emporté par le venl le plui « violent ».

Le ballon se meut donc dans la nappe d'un courant! aérien comme une personne qui se déplace dai bateau quand celui-ci est en marche, et le déplacement] effectif ou absolu d'un ballon par rapport à la terre i que la résultante de son mouvement dans le milieu | aérien et du déplacement dans ce dernier.

Théorème des vitesses et caracléristiqae du ballon diri~. ffcable. — Au point de vue mécanique, le dirigeable dif- j fère de l'aérostat ordinaire par la vitesse propre dont ill est animé. Précisons en quoi consiste au jusli! celte dif- '

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