‹ Les dirigeables: étude complète de la direction des ballons des tentatives réalisées, et desChapitre 46 sur 65 · C.5oo m. /? o = om · texte numérisé non relu

C.5oo m. /? o = om

Vitesse du vent favorable à la

marche 1,20

Retour (contre le vent).

Vitesse moyenne de Thélice

(pile entièrement plongée) . 55 tours.

Vitesse propre moyenne dans

Tair 6 m. par seconde.

Vitesse propre sur le sol . . 5 m. 4^

Vitesse du vent contraire à la

marche 0,68

Remarque, — Cette diflférence entre les deux vitesse^

du venl provient da la tlifFéreiice des altitudes : 25o rué- ^^M très, en moyenne à l'aller, et 4oo mètres au retour. ^^H

tJI-

ff

tr:

Formules du travail . — Les mesures de vitesses qui ^H t'ureul exécutées pendant ces deux expériences ont per- ^^| mis d'établir, sur des bases sérieuses, les forinules fou- ^^H damenlales qui peuvent servir à l'évaluation de la ^^| résistance des ballons allong'és, analogues à La France, ^^| y comprenant le HIet et la nacelle. Les résistances mesu- ^^H rées sont beaucoup plus grandes que les savants aéro- ^^| nautes l'avaient cru sur la foi des expériences 1res incora- ^^| plètes dont ils avaient dû se contenter pour l'établissement ^^H de leur projet. ^^|

Ces formules ont été données précédemment, nous ^^| allons néanmoins les indiquer à nouveau et leur donner ^^| une application numérique. ^^|

Si l'ou désigne par : ^H

R, la résistance de l'air au mouvemeni longitudinal ^^Ê de l'appareil {en kilogrammes) ; ^^|

«, sa vitesse en mètres par seconde ;

9 le travail de traclioii direct ;

T le travail sur l'arbre de l'hélice ;

D, le diamètre du ballon.

On aura :

R ^ 0,0 1 685 DV (i) S ^ o,oi685 DV (2) T = o,o 326 D'w' (3)

(o,oi685 et o,o326) sont des coefficienls trouvés par le colonel Renard, dans ses expériences).

Prenons une application ; s'il s'agit, par exemple d'un ballon allongé de 8 mèlres de diamètre, la force motrice nécessaire pour lui imprimer une vitesse propre de lo mètres par seconde (36 km. à l'heure) vitesse suffisante pour le diriger dans la plupart des cas, serait, d'après l'équation (3) :

T ^= o,o326 X 8' X 'û^ = 2o86,4 kgm. ou 27 chx c soit a8 chx.

Pour un ballon de 10 mètres de diamètre (environ 3.143 mètres pour un allongement de 6D), on aurait :

T = o,o336x ïô'X^' =3 a6okgm. ^ 43chx 5

Tels sont les résultats obtenus dans les ascensions dij ballon La France.

Les vitesses des sept ascensions se résument d'ailleurS^ parle tableau suivant :

on ^ urS^^

Nombre de

Vilesse

Dates.

rtiélice par mii.ule.

-■"ir

ballon.

Obser

alloua.

9 aoùl 1884.

Le ballon reotr

à Chalais

la sppt. —

Avarie de macb

, desc. i Velizy.

Le ballon rentr

à Chalais,

8 nov. —

Vcnl de 7 mclre renie a Villac

a environ. Dos-

Le ballon rentre

â Chalais.

a3 Bïpt. —

donc revcn

u 5 fois sur

-,.so.p.i..d

déparl.

PtlOJBTS ET ESSAIS TEIfTES JUSQU A CB JOUR 261

Depuis, le commandant Renard, aujourd'hui colonel, n'a pas fait d'autres sorties. II lui a suffi de démontrer aux ^ens de bonne foi que la direction des ballons n'est pas une utopie, et d'effectuer un grand nombre d'essais et de mesures utiles à de nouvelles expériences.

Nous avons dit précédemment qu'un nouveau diri-: geable le Général Measnier avait été construit en iSgS à Chalais, mais il n'a jamais été fait aucune ascension avec cet aéronat(i).

En voici quelques détails :

Sa longeur est de 70 mètres et son diamètre 9 mètres environ, correspondant à un inatlre-couple de 62 m* 700. L'allongement est donc de 7,8 environ ; son volume est de 3.400 nie.

Une housse porte, par l'intermédiaire de suspentes et de balancines, une nacelle de 4o mètres formée de bambous et de longerons évidés, en sapin, avec entretoises en tubes d'acier sans soudure.

Un moteur à gazoline de Ao à 45 chevaux qui pèse au plus i.3oo k. (y compris l'approvisionnement pour dix heures de marche) ce qui donne 3o k. par cheval fera tourner l'hélice, de 9 mètres de diamètre, à raison de aoo tours par minute.

Il est à regretterque les ascensions que ce nouveau dirigeable devait exécuter furent remises et n'eurent jamais lieu, La science aérostatique et la navigation aérienne auraient pu, il y a 9 ans, recevoir une poussée qui peutêtre aurait donné des résultats que nous avons eu depuis ou que nous ne possédons pas encore.

11 ne nous est pas permis d'apprécier les innombrables travaux des savants officiers de Chalais, qui certes sont les plus instruits en ce qui concerne la question d'aérostation en générai, mais leur œuvre resta une des

(1) Des expériences devaie e de la Guerre les fît Bail dirigeable.

Il la Rb de 1893, n

plus belles du siècle dernier. Ils n'onl d'ailleurs pas élé dépassés par les expëriences récentes de M. Santos- Duraont, malgré que les résultais de ce dernier aient été concluants et que le Grand prix de M. H. Deutsh lui ait élé décerné : ces résultats viennent r6 ans après leurs expériences, et il faut bien remarquer que les moteurs ont professé d'une façon extraordinaire depuis cette époque.

Projet» lie Galirlt-l Von

Reprenanlla suite des études interrompues par la mort de son maître et ami Henrj' Giffard, Gabriel Yon (i), l'ingénieur aéronaule dont les ateliers aérostatiques du Champ-de-Mars (2) étaient très réputés, a fait connaître en 1880 et 1886 deux projets de dirigeables à vapeur très remarquables et qu'il serait désireux de voir mettre à exéculian.

Ancien collaborateur de Giffard, en i8.^5, et de Dupuy de Lôme en 1872, Yon, profitant de l'expérience acquise dans ses travaux antérieurs, décrit très clairement, dans une note sur la direction des aérostats (3), en 1880, un modèle de dirigeable, de 1.200 mètres cube environ.

Ce dirigeable, de forme allongée ayant cinq fois le diamètre, recouvert d'une housse de suspension, pourvu

D débuta

iqui

s Poile

les Godard

c Giffard en i855el devint s laissé II an morL, un grand nombre de projets et peut être un constructeur néronauie distingué.

(a) Les ateliers aéroslaliques de l'ingénieur Yon onl repris par sea collahoraleurs, MM. L, Godard et SurcouF démolis en 189a, un peu avant l'E.ïposition universelle de 1900.

(3) M. Louis Godard s'est fait un réel plaisir de noua communiq tous les renseignements et documenta qu'il possédait sur G. Ton sur ce qui a Irait à la direction des ballons. Nous le céremeal de son amabilité.

PROJETS ET ESSAIS TE[<TÈS jusqu'à CE JOIB 263

d'un ballonnet à air cl muni de deux hélices propulsives mues par une machine à vapeur de iS chevaux. La figure 79 en donne une idée.

Différent en cela de Giffard, Yon monte ses hélices te plus près possible du centre de résistance, c'est-à dire de

Fig. vg. - Proji

chaque cûté et un peu en dessous du ballon porteur et il chauffe .sa chaudière avec des hydrocarbures liquides (i),

(i) Acesujel. Yoq écrit dans sa noie : '

Il Le moteur, syslcme CompouDj esL â 1res (jcraDde dèlenle, il Ml pourvu il'uQ condenseur à Burfacc, desservi par deux puissHitt.s ventilateurs,

H \,u chaudière est tubulnire, du type à foyer intérieur, avec' tubes en prolongement. Le foyer est iilimenté sous presssion d'air avec de» brûleurs à hydrocarbure liquide; ces bnlleurs sont ég'nlemBiit appropriés pour servir h la combuslioD de l'hydrogène pur provenant du ballon.

Il L'air est amené aux brûleurs dès SB sortie du condenseur. Une autre partie du volume, débitée par les ventilateurs, el prise à la

364 LES DiniGBABLBS

En partant (le ce principe, et en employant un ballet de 3o mètres de diamètre et i5o mètres de longeur, * en chiffres ronds 60.000 mètres cubes, on obtiendra ufl|i force ascensionnelle de 70,000 kg. Yon écrit à se sujci « Sa maîtresse section, celle de la suspension et de t le système ramené en mètres carrés de plan mince, n's teindrait pas au maximum 4o mètres carrés.

H Si nous lui fixons une vitesse de 60 km. à l'heu chiffre déjà près de trois fois supérieur au vent moyi relevé pendant le courant d'une année dans nos clinsatg on aurait en chevaux sur l'arbre de l'aérostat :

^o.n.X.35gr.x.-W 333,533

"Et sur l'arbre des hélices 333,533 + 20 0/0^=400,231 i( En y ajoutant l'effort nécessaire pour le mouvemenj

des ventilateurs, on obtiendrait environ 600 chevaa

en laissant une part suffisante à l'imprévu.

Il Un aérostat de cette importance nécessiterai t au moÏQ

deux aéronautes, deux mécaniciens, un timonier et 1

TolonLé de l'aéronaule, soit avaal ou après le pnssag'S dans les tubes de condeDSatîon, est refoulée jusqu'au itslloanet compensateur qui en rejeUe l'excès par la soupape rég-ulalrice do pressioa & double etTct, la déverse ensuite entre Is poche iaférieure triangulaire et la chemise de suspension, d'où elle retourne dans l'atmosphère trous circulaires destinés à lui livrer passag-e.

M Le complément ayant servi à la condensation de la va rejeté directement au dehors, dès la sortie des tubes réfrifi^éraatB.

Le foyer est entièrement clos, el la distribution des hydre bures et de l'oxygène nécessaires à leur combustion ainsi que 1 sortie des gaz de cette dernière sont complètement enveloppés l'instar des lampes Davy perfectionnées.

n Tous les mouvemenls mécaniques, la roue de i^omma: drisses dugouvernail, les cordes îles soupapes de si^relé et la robinet terie de chauffe se trouvent à la portée de l'aéronaute.

t Le parcours sera toujours, cela se comprend, subordonné quantité de combustible emporté. D'après les calculs et les expériences de .M. Dupuy de Lôme, on peut compter qu'un semblable aérostat pourra séjourner au maximum 22 heures en l'air el qu'il sera doué en air calme, d'une vitesse de 40 ''">■ " l'heure < mètres par seconde, n

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