oo
ii3 m.
GifFard (i855)
Dupuy-de-Lôme (1872)
Tissandier (i884)
Renard et Krebsji 884}
Santos Dumont (1901}
(pas
exact)
CONCLUSION â3Ô
Plusieurs dirigeables vont être expérimentés très prochainement : ils seront probablement suivis d'autres, de mieux en mieux construits.
Les moteurs de plus en plus légers et dont la force sera plus grande permettront de leur donner des vitesses déjà remarquables.
Mais qu'arrivera-t-il à mesure que croîtra la vitesse? Pour faire équilibre à la pression exercée à l'avant du ballon et maintenir celui-ci constamment gonflé — condition nécessaire — il faudra augmenter progressivement la pression intérieure et donner à l'étoffée une résistance de plus en plus forte. Il en résulte qu'à de certaines vitesses, déjà grandes, c'est vrai, 20 mètres par exemple (72 kilomètres à l'heure), le ballon, s'il est bien établi pour résister, deviendra trop pessÉit. Alors la solution par le moins lourd que Tair s'éliminera d'ellemême.
D'autre part, la navigation aérienne par les dirigeables restera toujours subordonnée à la question de construc tion de ballons de grande taille cubant plusieurs milliers de mètres cubes. Plus l'aérostat sera volumineux, plus il sera puissant ; plus sa vitesse et la durée des voyages qu'il pourra exécuter seront grandes.
Il est vrai que la vitesse augmentant, la sustentation perd une partie de son importance, la résistance par des grandes vitesses donnant lieu à des composantes de soulèvement capables de suppléer à l'insuffisance de plus en plus marquée de la force ascensionnelle.
On en arrive presque à cette conclusion que les appareils plus lourds que l'air, dont nous n'avons pas voulu parler dans ce livre — l'aviation étant à part — fourniront la solution du problème.
Rien ne prouve d'ailleurs que la combinaison du plus lourd et du plus léger que l'air ne puisse pas donner des résultats et que Ton ne passera pas des dirigeables aux
ballons planeurs on ballons aéroplanes avant d'arriver aux aéroplanes.
En Ions les cas, avanl d'en arriver à eus résultats, les dirigeables auront probablement rendus quelques services.
Tout fait supposer, eu cfl'el, que notre siècle, dont le* précédent possède les plus grandes gloires d'avoir réalisé la locomotion rapide sur terre et sur eau, verra la locomotion aérienne atteindre les vitesses de ses deux atnées.
Assurément, le dirigeable ne fera jamais les YertigîJ neux parcours que nous annoncent certains aviateurs; mais combien d'années s'écoulera-t-il avant qu'un appareil volant réussisse à quitter Iesol?(i).
Depuis longtemps un certain nombre de dirigeables auront sillonné l'espace.
C'est donc par des paroles d'encouragement adressées à tous les chercheurs qui creusent sans cesse les ques. lions précédemment exposées que nous nous faisons un devoir et un plaisir de terminer cet ouvrage. Qu'ils poursuivent leurs recherches ! La sympathie universelle ne leur ferajamais défaut...
C'est que l'essor d'un dirigeable ou d'un volateur saisira toujours, et cela par de multiples raisons, l'esprit du plus savant comme du plus ignorant.
Sachons donc nous contenter des résultats acquis; constatons avec un légitime orgueil qu'ils ont été poursuivis et obtenus dans le pays même des Montgolfîer.
Les voyages dans l'atmosphère, qui paraissent avoir pour but les mondes inconnus qui brillent sur nos têtes et peuplent l'immensité, auront toujours l'attrail mystérieux d'un symbole et d'une protestation contre la tyran-
(i) Malgré les doonct
aios ndeptes de l'aviation, nons ne TOplane accomplir des trajets imétudcs el les travaux le prouvent