‹ Les Dispensaires Antituberculeux: À Lyon, en 1919Chapitre 25 sur 25 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Le premier Dispensaire antituberculeux a été créé à Lyon en 1905, à l'Institut Bactériologique d'ARLOING et JULES COURMONT, très peu de temps après celui de CALMETTE, à Lille.

II. — Il existe à Lyon et à Villeurbanne, pour les indigents, six Dispensaires antituberculeux, appelés encore Dispensaires d'Hygiène Sociale : un Dispensaire Central et cinq Dispensaires Annexes.

III. — En 1919, les Dispensaires ont assisté 254 bacillaires, 790 tuberculeux, confirmés, dont 306 réformés et 1674 malades en observation. Ils ont surveillé 324 familles. Ils ont distribué, enfin, 8.574 ordonnances, 21.150 bons de viande, 3.620 bons de cuisine municipale. Il a été désinfecté 11.560 kilogs de linge.

IV. — Tous ces Dispensaires fonctionnent sur le modèle du Dispensaire Français ; leur action comporte donc l'assistance médicale (consultations, HÉqCaeRe etc.) ; l'enquête à domicile condition essentielle de la prophylaxie sociale ; la mise en œuvre de cette prophylaxie.

L'une et l’autre sont réalisées, sous la direction médicale, par les Enquêteurs d'Hygiène et les Visiteuses d'Hygiène. Les risques de contagion, pour l'entourage familial sont réduits au minimum par la surveillance hygiénique dont il est l’objet (crachoirs, conseils, liquides antiseptiques, tenue du logement, etc.), la désinfeclion des locaux et la stérilisation du linge, au Dispensaire Central. La prophylaxie est complétée par une

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liaison intime avec les autres œuvres antituberculeuses de la région lyonnaise.

V. — Un système très complet de fiches permet, à chaque Dispensaire, de suivre les malades et leur entourage ; d'être renseigné sur leur évolution physiopathologique, sur les conditions d'hygiène variables, dans lesquelles ils sont placés.

De plus, un fichier central réunit tous ces renseignements, facilitant les recherches, permettant les recoupe-

ments pour une prophylaxie efficace, établissant le

casier sanitaire des maisons et la carte de la tuberculose à Lyon.

VI. — Les dépenses annuelles de fonctionnement sont, en 1919, de prés de cent mille francs. C’est une somme très po élevée, par rapport au nombre de malades (près de 8.000 malades, soit, à peu près 117 fr. par

malade) et de sujets mis en surveillance (1674).

VII. — Le Dispensaire antituberculeux est la formule la plus souple, la plus économique et, en même temps, la plus efficace de la lutte antituberculeuse.

Il est donc à souhaiter qu’elle se généralise de plus en plus et qu'elle prenne toute l'ampleur et tout le développement nécessaires.

Vu :

LE DoYEN, LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE :

L, HUGOUNENQ, ! P. COURMONT,

Vu et permis d'imprimer :

Lyon, le 16 Mars 1920.

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