‹ Les Dispensaires Antituberculeux: À Lyon, en 1919Chapitre 5 sur 25 · COURMONT · texte numérisé non relu

COURMONT

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En 1919, après l'armistice, les Réformés furent assimilés aux malades civils et pris en charge complètement par les Dispersaires de l’Institut Bactériologique. Les Dépenses pour les Réformés furent, dès lors, assumées par les Dispensaires civils ; le Comité Départemental doit verser à ceux-ci, pendant 5 ans, une subvention de 20.000 fr. par an.

La même année, le Comité Départemental pour les Réformés fut transformé en Comité Départemental pour la Lutte contre la Tuberculose et son siège fut transféré dans les locaux même du Dispensaire de la rue Chevreul où fonctionnent, côte à côte, les autres services des Dispensaires civils et notamment le Secrétariat et le Fichier Central.

De cette façon est assurée, de la façon la plus étroite, la collaboration des deux œuvres qui, bien qu’en : restant séparés dans leur origine et dans leur Direction, sont cependant étroitement liées. De la sorte, les malades des Dispensaires peuvent être facilement et rapidement envoyés dans les établissements du Comité Départemental : Sanatorium et Préventorium.

De 1918 à la fin 1919, quatre nouveaux Dispensaires furent organisés par le Directeur de l'Institut Bactériologique, le professeur Paul COURMONT, qui avait pris à la mort de son frère, en 1917, la direction de l’Institut Bactériologique, la mission de continuer l’œuvre entreprise.

Fin 1918, est ouvert le Dispensaire-annexe des Brotteaux : 30, Boulevard des Brotteaux ; au début 1919, le Dispensaire-annexe du 87, Cours Gambetta ; à fin 1919, les deux Dispensaires-annexes de la Croix-Rousse : 50,

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Grande rue de la Croix-Rousse, et des Charmettes, 84, rue des Charmettes.

Ainsi était constitué, dans presque tous les arrondisments. de Lyon, un vaste réseau prophylactique de six Dispensaires fonctionnant sur le même modèle, chaqu'un avec un médecin, enquêleur ou visiteuse

d'hygiène, et se partageant les divers quartiers.

Voici la liste des arrondissements ;

Dispensaire Central, 23, rue Chevreul, va arr! (Jules À [COURMONT) ; Dispensaire-annexe, 3, place St-Vinvent, 1 et v° arrt; Dispensaire-annexe, 30, boulev de Brotteaux, vi arrt; Dispensaire-annexe, 87, cours Gambetta, rm arr! ; Dispensaire-annexe, 84, rue des Charmettes, Villeur- . | [banné ; Dispensaire-annexe, 50, Grande rue Croix-Rousse, | [v° arrt.

Les deux Dispensaires Gambetta et des Charmettes offrent un type d'organisation interessant.

Celui du Cours Gambetta est installé dans les locaux de l'Union des Dames de France, que la présidente, Madame PAUFIQUE, a bien voulu mettre gracieuse-

ment à la disposition du Dispensaire ; celui-ci profite

‘également de l'organisation médicale, des consultations pour le larynx, fonctionnant avant la guerre dans le Dispensaire-Ecole deEORP SE

Le Dispensaire des Charmettes est installé au local, gracieusement installé et mis à sa disposition, dans les bâtiments du Dispensaire-Ecole de la Société de Secours aux Blessés Militaires, par le Comité-Directeur de cette Société. Ce Comité a bien voulu aussi accepter de partager les frais de fonctionnement de ce Dispensaire-annexe qui reste cependant sous la direction complète du directeur de MU NE Bactériologique.

Ainsi se trouvent réalisées une. union et une fusion bien désirables entre les organisations de Croix-Rouge Française et les Dispensaires antituberculeux.

La Croix-Rouge américaine est venue aussi en aide, de la façon la plus fraternelle et la plus large, aux Dispensaires antituberculeux de LYON. Le Dispensaire Gambetta avait été organisé en partie, en 1917, par la CODE américaine et cette installation a été cédée

à l'Institut PAcCRERaus De plus, le Comité de la Croix-Rouge américaine, après de nombreuses visites faites à LYON par ses représentants ou par ceux de la Commission Rockefeller (Commission pour la prévention de la tuberculose en France) dirigée en ce moment par l’éminent Docteur FARRAND, a donné jusque là à l'Institut Bactériologique, pendant les années 1918 et 1919, une somme totale de 272.000 frs. C’est grâce à ce don généreux que les nouveaux Dispensaires ont pu être organisés et avoir un début de fonctionnement.

Il est à noter, qu'aux deux enquêteurs-ouvriers pour les deux premiers Dispensaires ont été ajoutés, depuis 1917, les visiteuses d'hygiène. Les premières visiteuses d'hygiène étaient affectées, sous la direction de Jules COURMONT, par le Comité Départemental,

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aux militaires réformés pour tuberculose de la ville de LYON () au nombre de quatre. En 1919, lors du passage des militaires réformés aux Dispensaires civils, et au fur et à mesure de la création des quatre nouveaux Dispensaires, dont nous avons parlé, le nombre des visiteuses d'hygiène a été augmenté.

Une école de visiteuses d'hygiène a été fondée en 1918 par M. le Professeur Paul COURMONT et par M. MOUISSET. Cette école qui a trois ans de fonctionnement, a fourni toutes les visiteuses nécessaires aux Dispensaires ou au Comité Départemental de la tuberculose. |

(1) Un Dispensaire-ambulant pour le département du Rhône a été organisé à la même époque par Jules COURMONT et a fonctionné avec le concours dévoué de Mme MOUISSET et fonctionne encore actuellement. Des Dispensaires départementaux ont été fondés par le Comité Départemental, sous la direction de M.le Docteur MOUISSET, à GIVORS, VILLEFRANCHE et TARARE. Nous n'en parlerons pas ici, Car nous limitons notre sujet aux Dispensaires de la Ville de LYON.

CEHAPITRE II

Organisation Matérielle des Dispensaires. — Le Dispensaire Central Les Dispensaires Annexes

Nous prendrons comme type le Dispensaire Jules Courmont, qui est, à Lyon, le Dispensaire Central.

Il existe, en outre, des Dispensaires de quartier au nombre de cinq. Ce sont :

Le Dispensaire-annexe : Place St Vincent, n° 5.

id. Boul* des Brotteaux, n° 30.

id. Cours Gambetta, n° 87.

id. Rue des Charmettes, n° 84.

id. Grande Rue de la Croix-

Rousse, n° 50.

Le Dispensaire Jules Courmont est situé 23, rue Chevreul, enclavé dans l'Institut Bactériologique.

C'est un bâtiment à un étage et à rez-de-chaussée sur sous-sol. :

Il est aménagé suivant les données les plus récentes de l'hygiéne moderne. Les murs intérieurs sont entièrement recouverts de briques vernissées ou d’enduit lavable. Les angles des plafonds et des parois sont arrondis, permettant une désinfection rigoureuse.

Au sous-sol, la buanderie est installée avec tous ses appareils. Nous reviendrons plus loin sur son fonctionnement. Au sous-sol encore, l'hydrothérapie. Chaque semaine, les clierits du dispensaire prennent une douche ou un grand bain. Il y a six cabines de douches et trois avec baignoire. Entre l'hydrothérapie et la buanderie, les appareïls de chauffage central. ;

Au rez-de-chaussée, on entre d'abord dans un grand

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hall, qui sert de salle d'attente aux malades. C'est une vaste salle éclairée par une très grande baie qui en occupe tout un côté.

A droite, deux déshabilloirs communiquant d’un côté avec la salle d'attente, de l'autre avec le cabinet d'examen. Dans chacun de ces cabinets, un lavabo. La salle d'examen est vaste. Elle comporte les appareils nécessaires (bascule, etc).

A droite également, le cabinet de l'enquêteur d’hygiène, deux pièces occupées par le Comité Départemental antituberculeux et la salle de radioscopie dont: l'installation n'est pas terminée.

À gauche, en entrant, nous avons la. loge du. con: cierge, ave l'armoire aux crachoirs. Un corridor donne accès au Secrétariat où se trouvent les fichiers. dont nous reparlerons plus loin, à la salle des visiteuses, au laboratoire bactériologique.

Au premier étage, le logement du concierge buandier. Ce logement est desservi par un escalier spécial.

Le personnel d'exploitation du dispensaire est réduit au minimum ; un concierge buandier et sa femme assurent à la fois l'entretien du dispensaire et le fonctionnement de la buanderie. Il est aidé d’une.femme de journée, les jours de lessive.

. Nous exposerons plus loin, en détails, le fonctionnement du service de désinfection du linge.

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