‹ Les disques d'airain [microforme]Chapitre 16 sur 37 · RETOUR · texte numérisé non relu

RETOUR

Pays natal je revois ton vglise, Tes boi« touffus, ton lac, tes monuments ; Combien je t'aime ô ma terre promise.

Après vingt ans d'exil et de tounnents !

J'ai suivi te« routes silencieuses.

Pèlerin du rêve, étrange passant, Emu, je vois tes ruines pieuses, Témoins sans voix de nos amours d'antan.

LES nisquES d'aibain

Tes ruisv«eaux moirés d'astres et de nues.

Passent sou'pirant près dos verts abris, Procession' des âmes revenues Vers tes buissons enchantés et fleuris.

mou Dieu, pourquoi donner l'espérance, Le souvenir si durable aux humains.

Quand sur l'autre plateau de la balance, Tu mis tant de rêves sans lendemains?

Tu remplis les bois d'un profond mystère Que iiercent à peine de rares chants, Jetant de même en l'âme solitaire.

Un peu d'amour et de vastes néants.

LES DI8QCE8 D'AIBAI.X

Courbant sous son bagage dérisoire, L'homme incline son Cisprit hésitant, La fortune le trouve sans mémoire, Dans le malheur il se rappelle tant !

Insaisissable en sa course effrénée, Le bonheur jette, en se sauvant, ses doiu; Le fleur se fane aussitôt qu'elle est née, Tout passe : amers et 'la«, seuls nous restons.

Contre le sort nous n'avons d'autres armes.

Que" lee traits qu'on trempe dans la douleur, La poésie est toute dans les larmes, Se résigner est le tout du penseur.

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