LE PRINTEMPS
A Lady Laurier
C est le printemps, .aison des matins merveilleux, Aux pétales de. fleurs un peu de givre coule. Comme en des yeux d>azur, sous un front radieux, Un léger pleur d'enfant suave perle et roule
I* grise et lente pluie au bruit délicieux, ^ar^^o d'adieux sans fin qui plane et se déroule, Modu e sur les toits ses arpèges brumeux Uont la vague harmonie en nt)s rêves s'enroule
Dons les champs le ruisseau court au long de la berge Et murmure un- chant doux comme un soupir de vierge La source limpide y mêle ses claires eaux.
Miroitant au fioleil en chatoyants cristaux;
Et sur Parbre encore nu, sur les branches' difformes,
L hirondelle a posé la grâce de ses formes.
Mai 1918