‹ Les disques d'airianChapitre 17 sur 34 · A LA SOURCE · texte numérisé non relu

A LA SOURCE

0 fontaine si fraîche, En ton antiquité, Ton murmure nous prêche L'humbre tranquilité, La douce indifférence, Calmant toute souffrance.

Xon l'égoïsme dur,

Car ton cristal si pur,

Jamais ne se refuse;

Ta fraîcheur c'est la paix

D'un coeur aimant qui s'use,

Sans s'épuiser jamais.

Se parant d'astres d'or, Ta souple chevelure Se déroule à ton bord ; Changeante diaprure, Un voile d'arc-en-ciel Pavoise ton* doux miel.

Dis quelle haute loi Te fait lasser l'injure De la bouche qui hoit, En plongeant sa morsure Au coeur. De ton secret, Fais-nous l'aveu discret !

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