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LE GENIE

A Sir Lomer Gouin

Au pied des monts hautains, sous un abri sauvage, Près d'un lac qui se vêt d'écume 'SOus l'orage, Faustus scrute pensif l'accent de l'infini Grondant dans l'airain sourd d'un firmament bruni.

Les nuages fumants, cavales déchaînées, Couvrent les cieux de leurs rondes hallucinées; Le tonnerre ainsi qu'un maître puissant et fort Les mène en claquant sa longue lanière d'or.

La nue à Thorizon, berceau qui semble abîme, 'Oherche comme un troupeau fou que la peur anime Les sentiers perdus de la lumière et du jour, Mais Faustus seul, des monts sonde le haut s'éjour.

Par dessus les sommets qu'illumine son rêve,

Loin des mondes vains dont il sait que l'heure est brève.

Le Génie apparaît sur l'entlume des cieux,

Sous l'éclair jaillissant de la forge des dieux.

Hôte des iSmaïs, amant épris de cimes.

D'un rayon éternel éclairant les a'bîmes, Le Génie, astre aussi, rayon, cîme, aquilon. Dont la vie est le flot sacré, l'Esprit, le nom !

LES DISQUES D'aIRAIN 97

Vents soufflez, mers hurlez, gouflez vos voix de haîne. L'harmonie a dompté la terreur vague et vaine, Un troisième astre s'est levé dans l'iniini. D'un souffle le Génie a terrassé la nuit.

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