‹ Les distractions de La FontaineChapitre 49 sur 109 · POUR S. A. R. M"^ D ALENÇON · texte numérisé non relu

POUR S. A. R. M"^ D ALENÇON

Ne serons-nous jamais affranchis des alarmes ? Six étés n'ont pas vu la paix dans ces climats. El déjà le démon qui préside aux combats Recommence à forger l'instrument de nos larmes

Opposez- vous, Olympe, à la fureur des armes ; Faites parler l'Amour, et ne permettez pas Qu'on décide sans lui du sort de tant d'Etals ; Souffrez que votre hymen interpose ses charmes.

C'est le plus digne prix dont on puisse acheter

Ce bien qui ne saurait aux mortels trop coûter :

Je sais qu'il nous faudra vous perdre en récompense.

Un souverain bonheur pour l'empire français, Ce serait cette paix avec votre présence ; Mais le ciel ne fait pas tous ses dons à la fois.

» M"8 d'Aloiiçrin ('lait fille de Gaston d'Orléans, et sœur de père de M"*" de Monlpensicr. Klle cpoii^a le duc de Guise.

LES DISTRAC riONS DE LA FOX lAlN !•; 143

soxyET POUR MADEMOISELLE DE POUSSAY'.

J'avais brisé les fers d'Aminte et de Sylvie : J'étais libre, et vivais content et sans amour : L'innocente beauté des jardins et du jour Allait faire à jamais le charme de ma vie,

Quand du milieu d'un cloitre Amarante est sortie. Que de grâces, bons dieux ! tout rit dans Luxembourg : La jeune Olympe voit maintenant à sa cour Celle que tout Paphos en ces lieux a suivie.

Sur ce nouvel objet chacun porte les yeux :

Mais, en considérant cet ouvrage des cieux.

Je ne sais quelle crainte en mon cœur se réveille.

Quoi qu'Amour toutefois veuille ordonner de moi, II est beau de mourir des coups dune merveille Dont un regard ferait la fortune d'un roi.

Page 1