IV. ARABES ET MOYEN-AGE (VIII° à XV° siècle
L'école arabe ne fit que reproduire à grands renforts de commentaires les ouvrages des auteurs latins et grecs; mais elle augmenta d’étonnante façon la liste des médicaments. Les ouvrages arabes, notamment ceux de Mesué l’Ancien et d’Avicenne, qui rééditaient les opinions de Galien, furent traduits au Moyen Age par nos Universités, et malgré leurs interprétations fantaisistes, des diurétiques aussi étranges que ceux d’Avicenne (sang desséché d’un bouc de quatre ans, tué au moment du printemps et mélangé à du vin doux ou à une décoction de persil), se retrouvent dans la pharmacie médiévale.