VI. DIX-SEPTIÈME SIÈCLE
Le dix-septième siècle fut un siècle de découvertes. L’anatomie fit de grands progrès, mais au point de vue physiologique on vivait toujours sur les vieilles idées et quand Harvay découvrit la circulation, ce fut une véritable révolution dans la science officielle. Les diurétiques étaient réduits aux vieux remèdes routiniers et l’on se servait plutôt de moyens exter-
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nes à cet effet tels que la saignée ou le clystère, dont Molière s’est si bien moqué. Ce fut aussi le siècle de l’organothérapie. C’est ainsi que les reins de lièvre et de porc sont souvent cités dans les pharmacopées de cette époque.
Dubé (1678) :
Mais quelques esprits critiques à la lueur de ces nouvelles données physiologiques essaient de tenter l'explication de la diurèse et leurs théories se rapprochent par certains points de nos théories modernes. Dubé, en 1678, compare les diurétiques aux sudorifiques, mais, dit-il, les sudorifiques excitent l'urine si les reins sont échauffés et la peau condensée et provoquent les sueurs si les reins sont froids et la peau raréfiée. I] les classe en :
1° Diurétiques propres : séparant le sang séreux du gosier pour le conduire par les voies de l’urine
(Racines de fenouil, persil, arrête-bœuf, asperges. Feuilles de sarriette et de serpolet. Semences de cumin, d’ache et de fenouil) ;
2° Diurétiques impropres : levant les obstructions :
(Racines de fraisier et d’oseille. Feuilles de pariétaire et capillaire. Semences de courge, citrouille et melon).
Il met à part les diurétiques chimiques.
C'est le premier essai de classification physiologique.