‹ Les divers Modes d'Intoxications par l'Œuf de PouleChapitre 17 sur 26 · DRE? PUS · texte numérisé non relu

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téines et l’albumine de l’œuf en particulier est plus sensibilisante à l’état originel ou à un stade de digestion peu avancée.

Il est logique d'admettre qu'il y a anaphylaxie par voie digestive lo:sque la barrière instestinale a été forcée par la molécule albuminoïde dont l'intégrité, au moins relative, est nécessaire à la création d'états anaphylactiques.

Un sujet peut présenter une anaphylaxie alimentaire n'ayant pas été sensibilisé par voie digestive, nous résumerons ici l'observation classique de Brabant qui a la valeur d’une véritable expérimentation.

Il s’agit d’un enfant qui présente des antécédents urticariens du côté maternel, asthmatiques du côté paternel.

Nourrisson, cet enfant fait de l’eczéma du cuir chevelu, on applique sur la tête de l’enfant (remède populaire dans le Grand Duché de Luxembourg) du blanc d'œuf battu en neige. Le front et les tempes touchés par l’albumine sont immédiatement le siège d’une rubéfaction intense. L'enfant traité par le R. U. V. guérit mais depuis présente des crises d'asthme très intenses et d’une fréquence extrême.

A dix mois, la mère donne à lécher à l’enfant une cuillère dont elle s’est servie pour manger un œuf à la coque ; dès qu'il a dégluti l’enfant se met à vomir et devient d’une pâleur extrême.

Six mois après, on donne avec le biberon-un biscuit de Reims (à base d'œuf) :vomissement; cinq mois

plus tard : même tentative, même résultat.

À trois ou quatre ais, sur un intertrigo des cuisses on applique du blanc d'œuf battu en neige, il s'en suit une rubéfaction puis une vésication considérable.

A cinq ans, nouvel essai d'une trace de jaune d'œuf par la bouche, même résultat que la première fois. Dépuis, lorsque l’enfant touche à du blanc d’œuf,les endroits du corps où il porte ses mains souillées sont le siège de « gourmes urticariennes ».

Une anti-réaction faite ést forteinent positivé dorinant üne grosse &gourme » sur la scarifica: tion.

L'auteur tente une thérapeutique desensibilisante et fait une injection de 2/10 de eme. de blanc d’œuf dilué au 1/20. Cinq secondes après l'injéétion l'enfant devient cyanosé, tousse séchement deux à trois fois et fait une formidale crise d'asthme en inème temps qu'apparaissent de ci de là des taches rosées ; l'enfant en proie à une oppressiof intensé déclaré qu'il vamourir.le pouls est rapide et filiforme. Après la rémission, douleurs vives à l’éstomac, soif inténse. Un quart d’heure après l'injection, urticaire confluent horriblement prurigineux. La face ést tuméfiée présentant un œdème dur, violacé.

Deux mois ét demi après la première injection sous-cutanéé, une injection intra-veineuse ést faite:

accidentellement ayéc du sérum albuminéux dé: clanchant une crise anaphylactique immédiate

formidable ayant tous les caractères de la stañde

anaphylaxie classique.

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On peut conclure de cette seule observation que la sensibilisation par voie cutanée est possible et Suffit pour déclancher ultérieurement ces accidents anaphylaetiques par ingestion, par application cutanée, par injection sous-cutanée ou intra-veineuse de la substance sensibilisante.

En se basant sur les travaux de Besredka sur l’action décapanté de la bile sur la muqueuse intestitale Arloing et Langéron ont trouvé un moyen pour ainsi dire physiologique de forcer momentanément cette barrière.

Ces auteurs avec Spassitch décrivent des symptômes analogues à ceux de l’anaphylaxie digestive mais à la première ingestion (prüuritagitation, hérissement et mise en boule).

L’intestin de ces animaux avait été fragilisé les jours précédents par l'ingestion de bile et c’est immédiatement après la première ingestion d’une substance protéique qu’un tel choc à tÿpe anaphyÿlactique se produit, ici il n’y a pas eü sensibilisation de l'organisme à cette substance puisqu'il s’agit d’üne preïnière ingéstion, on peut donc avec ces auteurs parler de choc protéique direct.

Ces auteurs ont obtenu des chocs avec de noms breuses peptones : les péptones d'œufs avec celle de l’écrevisse sont parmi celles donnant lés chocs les plus violents.

Il est intéressant de rapprocher ces chocs protéiqués directs dès cas d’intolérancé décrits parfois sous le nôim de petite anaphylaxie en clinique. Ces

X,. Benardeau 3

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