‹ Les diverses méthodes chimiques de précipitation des globulines: Leur valeur diagnostique dans les syphilis du névraxeChapitre 4 sur 14 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

La précipitation totale des globulines est obtenue par une expérience de laboratoire assez délicate et d’un rianiement difficile pour un clinicien, J’en emprunte la technique à W. Mestrezat qui l’a si bien décrite dans sa thèse. |

& Séparation et dosage des globulines. — 3 à 5 ce. de liquide céphalo-rachidien sont additionnés jusqu’à saturation de sulfate de magnésie pur. N’employer qu’un sel recristallisé, celui du commerce donnant des solutions opalescentes.

» Quand la saturation est complète, abandonner 24 heures le tube à lui-même avant d'effectuer par la diaphanométrie le dosage des globulines. Cette dernière précaution ci indispensable sous peine de commettre des erreurs allant du simple au double. Le dosage se fait diaphanométriquement en tenant compte de la dilution qu’a fais subir à la prise d’essai l’addition de sulfate de magnésie. La correction est facile. Lorsque les recherches de elobuline portent sur des liquides normaux dont la teneur em albumine est très faible, il est indispensable de concentrer au préalable ces liquides dans le vide à 35°, avant de procéder à l’addition de sulfate de magnésie.

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» Remarque. — Si le liquide examiné renferme des albumoses, la saturation par le sulfate de magnésie précipite les albumoses primaires (proto et hétéro), laissant dans les eaux-mères les albumoses secondaires ou ‘leutéro-albumoses (Halliburton). »

Méthode de Guillain. — En 1903, Guillain proposa une méthode consistant à saturer le liquide à examiner par du sulfate de magnésie. Si un flou marqué se montre, la réaction est positive.

Méthode de Nonne-Appélt. — Cette méthode comporte deux phases : on se sert d’ailleurs rarement de la seconde. Nonne et Appelt, après avoir essayé plusieurs réactifs, guidés par le désir d’obtenir me réaction facilement utilisable en clinique ont donné la préférence au sulfate d’ammoniaque. | |

Phase I. — On mélange des volumes égaux du liquide à examiner ét d’une solution saturée de sulfate d’ammoniaque. Les tubes sont examinés après avoir été abandonnés à eux-mêmes pendant trois minutes. On formulà des conclusions différentes suivant que les liquides sont limpides, opalescents ou troubles.

Phase II. — On sature complètement le liquide par du sulfate d’ammoniaque.

Méthode de Cimbal. — Cimbal fait des précipitations successives par le sulfate de zinc. Le résultat fourni par une première précipitation n’est pas examiné. Le seconü seul est retenu. On en dose l’azote au kjeldahl et on le cal-

eule en albumine.

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— 15 — € Méthode de Noguchi. —.Nous nous proposons d’examiner cette méthode un peu. plus en détail, à cause de In

grande vogue qu’elle a eue, et surtout parce que c’est de toutes la plus pratique.

Résultats de ces diverses méthodes et discussion. — Les résultats fournis par ces diverses méthodes se ressemblent. On trouve des réactions positives dans toutés les affections syphilitiques et parasyphilitiques des centres nerveux ; mais les réactions sont également positives dans les affections organiques non syphilitiques (méningites tuberculeuses, méningites chroniques, ete.) pourvu que le degré d’albumine par litre soit élevé.

- Un reproche est commun à toutes ces méthodes. Ce ne sont que des procédés empiriques qui ne permettent de précipiter qu’une partie des globulines, et une partie qui ne peut pas être déterminée. Cette fonction des globulines isolées est d’ailleurs certainement variable avec une foule de circonstances qu'il est assez difficile de prévoir. Auceune d’elles n’est de plus d’une interprétation facile, et les cas sont très nombreux où le résultat obtenu n’est pas très net, où l’on doit reconnaître qu’il y a doute.

La méthode'de Cimbal, est, elle, très compliquée et d’un maniement délicat, qui ne la met pas à la portée

des cliniciens.

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