‹ Les diverses méthodes chimiques de précipitation des globulines: Leur valeur diagnostique dans les syphilis du névraxeChapitre 9 sur 14 · négafif · texte numérisé non relu

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Ce qui frappe tout d’abord, au simple examen de ces sta. tistiques, c’est la proportion très forte de réactions positives dans les cas de tabes et de paralysie générale. En \discutant la valeur diagnostique de la réaction nous exaluiinerons ces cas. Nous verrons en effet que si la paralysie générale vraie n’est jamais de nature syphilitique, on rencontre des pseudo-paralysies générales dans l’étiologie desquelles la syphilis a la première place. Nous supposerons donc que pour un certain nombre de ces cas il s’agit de pseudo-paralysies générales et nous ne les excluerons pas systématiquement. Mais nous tenons dès maintenant à faire des réserves au sujet de la valeur que ces Cas peuvent avoir comme éléments de discussion. Et, pour mieux préciser leur peu d’importance dans les statistiques fournies, nous croyons devoir nous arrêter un moment à l’examen de l’étiologie de la paralysie générale et du tabes. ,

- IV. Paralysie générale et syphilis. — Parmi les auteurs, certains admettent que la syphilis est la seule cause capable d’engendrer la paralysie générale. Parmi ceux-ci nous citerons Esmarck et Jessen, Hildenbrand. D’autres, sans êcre aussi exclusifs prétendent que presque toujours il en est ainsi, mais que quelques autres causes sont elles aussi capables de déterminer la paralysie générale. Mac- Dowel, Rumpf, Snell, Mendel, Bonnet, Schüle et Fournier sont de cet avis. Ils reconnaissent que l’alcoolisme, soit sous forme d’hérédité alcoolique, soit sous forme d’alcoolisme personnel chronique, l’arthritisme, la cérébralité, les excès divers, les causes morales, les traumatismes, les infections ou les auto-intoxications, sont des facteurs de l’étiologie de la paralysie générale, mais bien moins impôrtants que la syphilis. Fournier, entre autres, prétend

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qu’on peut suivre l’évolution de la paralysie générale, dans une région ou dans un milieu, en étudiant celle qu’ subit la syphilis.

D’autres auteurs trouvent qu’on a fait Jouer à la syphilis un rôle beaucoup trop grand et qu'il faut considérablement le réduire. Parmi ces derniers, nous citerons Obersteiner, Masse, Christian, Regnier, Siemerling. Ils font remarquer avec justesse que chez les nègres la syphilis est très fréquente, et qu’on n’y note pourtant jamais la paralysie générale. On à bien allégué qu’il manquait chez eux un facteur donnant à la syphilis sa malignité cérébrale, et que célui-ci est introduit avec la civilisation. Il est très exact en effet de dire qu’à mesure que la civi- Lsation pénètre dans ces pays, elle importe avec elle la paralysie générale. Mais n’est-ce pas parce qu’elle apporte un facteur nouveau qui.est l’alcoolisme ?

D’autres auteurs ont même pensé avec raison qu’il failait aller plus loin. M. Mairet (1) dans un traväil très documenté, très fouillé et très clair sur la paralysie générale, qu’il a publié avec M. Vires, fut amené à formuler des conclusions tout à fait décisives.

Les auteurs qui veulent faire entrer la syphilis dans l’étiologie de la paralysie générale se basent presque exclusivement sur les statistiques. Mais elles ne peuvent pas permettre, à elles seules, de formuler une conclusion. Elles sont certes un élément important de discussion, mais ne constituent pas une preuve scientifique. M. Maïret, au contraire, s’est basé pour étayer ses conclusions sur de longues recherches cliniques, sur de nombreuses autopsies et n’a pas étudié telle ou telle cause particulière,

(1) Mairet, Vires. De la paralysie g générale. Etiologie, pathogénie traitement, 1898.

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