‹ Les dix dizaines des Cent nouvelles nouvelles (volume 2)Chapitre 2 sur 30 · RACONTEE PAR MONSEIGNEUR DE COMMESSURAM · texte numérisé non relu

RACONTEE PAR MONSEIGNEUR DE COMMESSURAM

PROPOS de la nouvelle précédente, es marches de Picardie avoit nagueres iing gentil homme, lequel estoit tant amoureux de la femme d'ung chevalier, son prochain voisin, qu'il n'avoit ne jour ne bonne heure de repos se il ne estoit auprès d'elle, et elle pareillement l'aymoit tant qu'on ne pourroit dire ne penser, qui n'estoit pas peu de chose. Mais la douleur estoit qu'ilz ne sçavoient trouver façon ne manière d'estre à part et en lieu secret, pour à loisir dire et declairer ce qu'ilz avoient sur le cueur. Au fort, après tant de maies nuitz et jours douloureux, Amours, qui à ses ioyaulx serviteurs aide et se-

coure quant bien lui plaist, leur apresta ung jour tresdesiré, auquel le douloureux mary, plus jaloux que nul homme vivant, fut contrainct d'abandonner le mesnaige et aller aux affaires, qui tant lui touchoient que, sans y estre en personne, il perdoit une grosse somme de deniers, et par sa présence il la povoit conquérir : ce qu'il fist; en laquelle gaignant, il conquist bien meilleur butin , comme d'estre nommé coux , avec le nom de jaloux qu'il avoit auparavant.

Car il ne fut pas si tost saillj de l'ostel que le gentil homme , qui ne glatissoit après aultre beste , et sans faire long séjour, incontinent exécuta ce pour quoj il venoit, et print de sa dame tout ce que ung serviteur en ose ou peut demander, si plaisamment et à si bon loisir que on ne pourroit mieulx souhaitter. Et ne se donnèrent garde que la nuyt les surprint; dont ne se donnèrent nul mal temps, esperans la nuyt parachever ce que le jour, tresjoyeux et pour eulx trop court , avoient encommencé , pensant à la vérité que ce dyable de mary ne deust point retourner à sa maison jusques à lendemain au disner, voire au plus tard.

Mais aultrement en ala , car les dyables le

rapportèrent à l'ostcl, ne sçay en quelle manière. Aussi n'en cliault de sçavoir comment il sceut tant abregier de ses besoingnes; assez souffit de dire qu'il revint le soir : dont la belle compaignie, c'est assavoir de noz deux amoureux, fut bien esbahye, pource qu'ilz furent si hastivement surprins; car en nulle manière ne se doubtoient de ce dolant retourner. Aussi jamais n'eussent cuidé que si soubdainement et si legierement il eust fait et acomply son voyage.

Toutesfoys, nostre povre gentil homme ne sceut aultre chose que faire ne où se mussier, sinon que de soy bouter dedans le retraict de la chambre, espérant d'en saillir, par quelque voye c[ue sa dame trouveroit, avant que le chevalier y mist le pié; dont il vint tout aultrement, car nostre chevalier, qui ce jour avoit chevauchié xvj ou xviij grosses lieues, estoit tant las qu'il ne povoit les rains tourner; et voulut souper en sa chambre où il s'estoit deshousé, et s'y voulut tenir sans aller en la sale. Pensez que le povre gentil homme rendoit bien gaige du bon temps qu'il avoit eu ce jour, car il mouroit de faim, de froit et de paour. Et encores, pour

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plus engiegier son mal, une toux le va prendre si grande et si horrible que merveille, et ne failjoit gueres que à chascun coup qu'il toussoit, ou'il ne feust ouy de la chambre où estoit l'assemblée du chevalier, de la dame et des aultres chevaliers de leans.

La dame, qui avoit l'œil et l'oreille tousjours à son ami, l'entreouyt d'adventure, dont elle eut grant fréeur au cueur, doubtant que son mary ne l'ouyst aussi. Si treuve manière, tantost après souper, de soy bouter seulette en ce retraict, et dist à son amy, pour Dieu, qu'il se gardast ainsi de toussir : « Helas! dist il, ma dame, je n'en puis mais! Dieu sçait comment je suis puny; et, pour Dieu, pensez de moy tirer d'icy. — Si feray je », dist elle. Et à tant s'en part, et bon escuier de recommencer sa chanson, voire si treshault qu'on l'eust bien peu ouyr de la chambre, se n'eussent esté les devises que la dame faisoit mettre en terme.

Quant ce bon escuier se vit en ce point assailly de la toux, il ne sceut aultre remède, affin de non estre ouy, que de bouter sa teste au trou du retrait, oii il fut bien ensensé. Dieu le sçait, de la confiture de leans; mais encores

aimoit il ce mieulx que estre ouy. Pour abréger, il fut long temps la teste en ce retraict, crachant, mouchant et toussant, tant, qu'il sembloit que jamais ne deust faire aultre chose. Neantmoins, après ce bon coup, la toux le laissa, et se cuidoit tirer hors, mais il n'estoit pas en sa puissance de se retirer, tant estoit avant et fort bouté leans; pensez qu'il estoit bien à son aise. Bref, il ne sçavoit trouver façon d'en saillir, quelque peine qu'il y mist. Il avoit tout le col escorché et les oreilles esrachées. En la parfin , comme Dieu le voulut, il se força tant qu'il esracha l'ais percé du retrait, et le rapporta à son col; mais en sa puissance ne eust esté de l'en oster, et, quoy qu'il lui feust ennuyeux , si aymoit il mieulx estre ainsi que comme il estoit par devant.

Sa dame le vint trouver en ce point, dont elle fut bien esbahye et ne lui sceut secourir; mais lui dist, pour tous potaiges, qu'elle ne sçauroit trouver façon du monde de le traire de leans : « Est ce cela? dist il. Par la mort bieu, je suis assez armé pour combatre ung autre, mais que j'aye une espée en ma main. » Dont il fut tantost saisy d'une bonne. La dame, le voyant en

tel point, quoy qu'elle eust grand doubte, ne S8 sçavoit tenir de rire, ne l'escuier aussi : a Or çà, à Dieu me commant? dist il lors. Je m'en voys essayer comment je passeraj par céans; mais premier brouillez moi le visaige bien noir. » Si fist elle, et le commanda à Dieu.

Et bon compaignon, à tout l'ais du retrait à son col, l'espée nue en sa main, la face plus noire que charbon, commença à saillir de la chambre, et de bonne encontre, le premier qu'il trouva, ce fut le dolent mary, qui eut de le veoir si grant paour, cuidant que ce feust le dyable, qu'il se laissa tumber du hault de lui à terre, que à peu qu'il ne se rompit le col, et fut longuement pasmé. Sa femme, le voyant en ce point, saillit avant, monstrant plus de semblant d'effray qu'elle ne sentoit beaucoup, et le print au bras, en lui demandant qu'il avoit. Puis, après qu'il fut revenu, il dist à voix cassée et bien piteuse : « Et n'avez vous point veu ce dyable que j'ay encontre? — Certes si ay, dist elle; à peu que je n'en suis morte de la frayeur que j'ay eue de le veoir. — Et dont peut i! venir céans, dist il, ne qui le nous a envoyé? Je ne seray, de cest an ne de Taultre, rasseuré,

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tant ay esté espoventé. — Ne moy, par Dieu, dist la dévote dame. Créez que c'est signifîance d'aulcune chose. Dieu nous vueille garder et deffendre de toute maie adventure ! Le cueur ne me gist pas bien de ceste vision. »

Alors tous ceulx de l'ostel dirent chascun sa râtelée de ce dyable à l'espée, cuidant cjue la chose feust vraye. Mais la bonne dame sçavoit bien la trainnée; qui fut bien joyeuse de les veoir tous en ceste opinion ; et depuis continua arrière le dyable dessusdit le mestier que chascun fait si voulentiers, au desceu du mary et de tous aultres, fors une chamberiere secrète.

LA LXXIir' NOUVELLE

l'AR MAISTRE JEHAN LAMBIN

N la conté de Sainct Pol,nagueres, en un villaige assez prouchain de ladicte ville de Sainct Pol, avoit iing bon homme laboureur marié avec une femme belle et en bon point, de laquelle le curé dudit villaige estoit amoureux. Et, pour ce qu'il se sentit si esprins du feu d'amours et que difficille lui estoit servir sa dame sans estre suspicionné, se pensa qu'il ne povoit bonnement parvenir à la jouissance d'elle sans premier avoir celle du mary. Cest advis descouvrit à sa dame, pour en avoir son opinion, laquelle lui dist que tresbonne et propre estoit pour mettre à fin leurs amoureuses intencions.

Ib SOIXANTE-TREIZIEME NOUVELLE

Nostrecuré donc, par gracieux et subtilz moyens, s'accointa de celui dont il vouloit estre le compaignon, et tant bien se conduisit avec le bon homme qu'il ne mangeoit sans lui, et, quelque besongne qu'il feist, tousjours parloit de son curé; mesmement chascun jour le vouloit avoir au disner et au souper : brief, riens n'estoit bien fait à l'ostel du bon homme se le curé n'estoit présent.

Quant les voisins de ce povre simple laboureur virent ce qu'il ne povoit veoir, lui dirent qu'il ne lui estoit honneste avoir ainsi continuellement le repaire du curé, et qu'il ne se povoit ainsi continuer sans grant deshonneur de sa femme, mesmement que les aultres voisins et ses amis l'en notoient et parloient en son absence. Quant le bon homme se sentit ainsi aigrement reprins de ses voisins, et qu'ilz lui blasmoient le repaire du curé en sa maison, force lui fut de dire au curé qu'il se deportast de hanter en sa maison; et, de fait, luidefîendit, par motz exprés et menasses, que jamais ne s'y trouvast s'il ne lui mandoit, affermant par grant serment que, s'il l'y trouvoit, il compteroitavecques lui et le feroit retourner oultre son plaisir,

et sans lui en sçavoir gré. La deffence despleut au curé plus que je ne vous sçauroye dire; mais, non obstant qu'elle feust aigre, pourtant ne furent les amourettes rompues, car elles estoient si parfond enracinées es cueurs des deux parties que impossible estoit les rompre ne desjoindre. Or oyez comme nostre curé se gouverna après que la deffense lui fut faicte.

Par l'ordonnance de sa dame, il print règle et coustume de la venir visiter toutes les fois qu'il sentoit le mary estre absent. Mais lourdement s'y conduisit, car il n'eust jsceu faire sa visitacion sans le sceu des voisins qui avoient esté cause de la deffense, auxquelz le fait desplaisoit autant que s'il leur eust touché. Le bon homme fut de rechief adverti que le curé alloit estaindre le feu à son hostel, comme auparavant de la deffense. Nostre simple mary, oyant ce, fut bien esbahi et encores plus courroucé la moitié, lequel, pour y remédier, pensa tel moyen que je vous diray.

Il dist à sa femme, qu'il vouloit aller, ung jour tel qu'il nomma, mener à Sainct Omer une charrettée de blé, et que, pour mieulx besongner, il y vouloit lui mesmes aller. Quant le

jour nommé qu'il devoit partir fut venu, il fist ainsi qu'on a de coustume en Picardie, especialement es marches d'autour Sainct Omer, chargea son chariot de blé à mjnujt, et à celle mesmes heure voulut partir, et print congié de sa femme, et vuida avec son chariot. Et, si tost qu'il fut hors, sa femme ferma tous les huys de sa maison.

Or vous devez entendre que nostre marchant fist son Sainct Omer chez l'ung de ses amys, qui demouroit au bout de la ville, oi^i il alla arriver, et mist son chariot dans la cour dudit amy, qui sçavoit toute la trainée; lequel il envoya pour faire le guet et escouter tout entour de sa maison, pour veoir se quelque larron y viendroit. Quant il fut là arrivé, il se tapit au coing d'une forte haye, duquel lieu il véoijtoutes les entrées de la maison dudit marchant, dont il estoit serviteur et grant amy. En ceste partie, gueres n'eust escouté que vecy maistre curé qui vient pour alumer sa chandelle, ou, pour mieulx dire, l'estaindre; et tout coyement et doulcement heurte à l'huys de la court; lequel fut tantost ouy de celle qui n'avoit talent de dormir à celle heure; laquelle sortit habile-

ment, en chemise, et vint mettre dedans son confesseur; et puis ferme l'huys, le menant au lieu où son mary deust avoir esté.

Or revenons à nostre guet, lequel, quant il parceut tout ce qui fut fait, se leva de son guet, et s'en alla sonner sa trompette et declaira tout au bon mary. Sur quoy incontinent conseil fut prins et ordonné en ceste manière. Le marchant de blé faignit retourner de son voyaige avec son chariot de blé, pour certaines adventures qu'il doubtoit lui advenir. Si vint heurter à sa porte et huchier sa femme, qui se trouva bien esbahye quant elle ouyt sa voix ; mais tant ne le fut qu'elle ne print bien le loisir de musser son amoureux le curé en ung casier qui estoit en la chambre. Et, pour vous donner à entendre quelle chose c'est que ung casier, c'est un garde mangier en la façon d'une huche, long et estroit par raison et assez parfont. Et, après que le curé fut musse où l'en musse les œufz et le beurre, le formaige et autres telles vitailles, la vaillante mesnagiere, comme moitié dormant, moitié veillant, se présenta devant son mary à l'huys, et lui dist : « Helas! mon bon mary, quelle adventure pouvez vous avoir que si has-

tivement retournez? Certainement, il y a aucun qui ne vous laisse faire vostre voyaige. Helas! pour Dieu, dictes le moy. » Le bon homme voulut aller en sa chambre, et illec dire les causes de son hastif retour.

Quant il fut oii il cuidoit trouver son curé, c'est assavoir en sa chambre, commença à compter les raisons du retour de son voyaige : premier dist, pour la suspicion qu'il avoit de la desloyaulté d'elle, craignoit tresfort estre du renc des bleuz vestuz, qu'on appelle communément noz amis, et que, au moyen de ceste suspicion, estoit il ainsi tost retourné; item que, quant il s'estoit trouvé hors de sa maison, autre chose ne lui venoit au devant, sinon que le curé estoit son lieutenant tandis qu'il alloit marchander; item, pour expérimenter son ymaginacion, dist qu'il estoit ainsi retourné; et à celle heure voulut avoir la chandelle et regarder se sa femme osoit bien couchier sans compaignie en son absence.

Quant il eut achevé les causes de son retour, la bonne dame s'escria, disant : « Ha! mon bon mary, dont vous vient maintenant ceste vaine jalousie ? Avez vous perceu en moy autre

chose qu'on ne doit veoir ne juger d'une bonne, loyale et preude femme? Helas! que maudicte soit l'heure que oncques je vous congneus, pour estre suspeçonnée de ce que mon cueur oncques ne sceust penser! Vous me congnoissez mal, et ne sçavez vous combien net et entier mon cueur veult estre et demourer. » Le bon marchant eust peu estre contrainct de ses bourdes , s'il n'eust rompu la parolle; si dist qu'il vouloit guérir son ymaginacion, et incontinent vint chercher et visiter les cornetz de sa chambre au mieulx qu'il lui fut possible; mais il ne trouva point ce qu'il queroit. Adonc se donna garde du casier, et jugea que son compaignon y estoit, et, sans en monstrer semblant, hucha sa femme et lui dist : « M'amye, à grant tort je vous ay suspicionnée de m'estre desloyale, et que telle ne soyez que ma faulse ymaginacion m'apporte. Toutesfoys, je suis si aheurté et enclin à croire et m'arrester à mon opinion que impossible me est de jamais estre plaisamment avec vous. Et, pour ce, je vous prie que soyez contente que la separacion soit faicte de nous deux, et que amoureusement partissions nos biens communs par égale porcion. »

La gouge, qui desiroit assez ce marché, affin que plus aiséement se trouvast avec sçn curé, accorda, sans gueres faire de difficulté, à la requeste de son mary, par telle condicion toutesfois qu'elle faisant la particion des meubles, elle commenceroit et feroit le premier choiz : « Et pour quelle raison, dist le mary, voulez vous choisir la première? C'est contre tout droit et justice. » Hz furent longtemps en différence pour choisir; mais, à la fin, le mary vainquit, car il print le casier, où il n'y avoit que flans, tartres et formaiges, et autres menues vitailles, entre lesquelz nostre curé estoit ensevely, lequel ouyoit ces bons devis qui à ceste cause se faisoient. Quant le mary eut choisi le casier, la dame choisit la chaudière , puis le mary ung autre meuble, puis elle consequemment, jusques à ce que tout feust party et porcionné. Après laquelle porcion faicte, le bon mary dist : « Je suis content que vous demeurez à ma maison jusques à ce que aurez trouvé logis pour vous, mais, de ceste heure, je vueil emporter ma part et la mettre à l'ostel d'ung de mes voisins. — Faictes en, dist elle, à vostre bon plaisir. » Il print une bonne corde et en lya et adouba son

casier, et fist venir son charreton, à qui il fist hasteller son casier d'ung cheval, et lui chargea qu'il le menast à l'ostel d'ung tel son voisin. La bonne dame, oyant ceste deliberacion, laissoit tout faire, car, de donner conseil au contraire, ne se osoit advancier, doubtant que le casier ne feust ouvert : si abandonna tout à telle adventure que survenir povoit.

Le casier fut, ainsi que dist est, hastellé au cheval, et mené par la rue, pour aller à l'ostel où le bon homme l'avoit ordonné. Mais gueres n'alla loing que le maistre curé, à qui les œufz et le beurre crevoient les yeulx, cria : « Pour Dieu! mercy ! » Le charreton, oyant ceste piteuse voix resonnante du casier, descendit tout esbahy, et hucha les gens et son maistre, qui ouvrirent le casier, où ilz trouvèrent ce povre prisonnier, doré et empapiné d'œufz, de formaige et de lait, et autres choses plus de cent. Ce povre amoureux estoit tant piteusement appointé qu'on ne sçavoit duquel il avoit le plus. Et quant le bon mary le vit en ce point, il ne se peut contenir de rire, combien que courroucé deust estre. Si le laissa courir, et vint à sa femme monstrer comment il avoit eu tort

d'estre souspeçonneux de sa faulse desloyaulté.

Elle, qui se vit par exemple vaincue , crya mercy, et il lui fut pardonné, par telle condicion que, se jamais le cas lui advenoit^ que elle feust mieulx advisée de mettre son homme autre part que ou casier, car le curé en avoit esté en péril de estre à tous] ours gasté.

Et, après ce, ilz demourerent ensemble long temps, et rapporta l'homme son casier, et ne sçay point que le curé s'y trouvast depuis, lequel, par le moyen de ceste adventure, fut, comme encores est, appelé : Sire Vadin Casier.

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